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11/05/2007

Histoires de familles, souvenirs de Nelly

bobonne

 

Smokkelage :

 

"Menier Gutt ae ons oude gepikt." Ma bobonne du côté maternel Caroline Vanhamme, femmede Jean Bich, habitait impasse des Vitriers dans la Deevestroet (rue des ménages). Elle y tenait un cafeihoeis avant la guerre de 40. Pendant la guerre elle faisait du smokkelage rue des Radis. Elle y vendait du savon et tous les articles rares. Mon bompa allait chaque jour à pied avec 2 sacs chercher le savon place de la Duchesse à Molenbeek. Ma mère Rosine Demeyer et son cousin Henri Vanhamme allaient en train chercher des sacs de pommes de terre à Oostkamp en Flandre. Ils étaient bien organisés. C'était très dangereux mais ils ont gagné beaucoup d'argent. A la fin de la Guerre MONSIEUR GUTT qui était ministre des finances créa un nouveau franc. Avec cette mesure les gens furent obligés de rentrer leur argent. Bien des personnes, à commencer par les smokkeleirs qui ne savaient pas justifier la provenance de leur argent (gagné en "noir"), furent perdantes dans l’histoire. Ils n'ont presque rien reçu en échange. Ma bobonne m'a souvent répété avec amertume :" MR GUTT AE ONS OUDE GEPIKT."

 

Nelly

 

bobonne 2 -1

 

bobonne 2 - 2

 

bobonne 2 - 3

 

Ma mère avec des amies...elle est la plus grande.

 

FamilleDemeyer

 

 

Voici une histoire authentique qui a presque un siècle et que mon bompa ma souvent racontée. Un peu avant la guerre de 1914-1918 mes arrière-grands-parents du côté maternel habitaient juste en face de l'hôpital Saint-Pierre rue Haute. Alphonse Demeyer était marchand d'escargots et sa femme repasseuse pour les religieuses. Ils avaient six enfants : Rosine, Lisa, Maria, Henri, Toine et Jean-Baptiste, mon bompa. Alphonse était rarement sobre. Un jour qu'il rentrait chez lui scheil zat, les temps étaient durs avec six enfants, sa femme avait préparé le repas avec des oeufs. Furieux Alphonse jeta son assiette par la fenêtre du côté de la rue Haute. Rapidement il y eut un attroupement, il hurla : Ik meu bich emme! (bich=viande). Depuis tous les membres de cette famille Demeyer avaient (et ont toujours) le surnom de "Bich". Il y a eu trois Jean Bich, mon grand-père, décédé en 1963. Son fils, mon oncle, le frère de ma mère,décédé dans les années 1950 à l'age de 40 ans et son petit-fils mon cousin Jean décédé en 2001.
Nelly

PS : Mes parents se sont séparés quand j'avais sept ans. Je n'ai pas de photos de mon père Henri Lallemand qui faisait de la boxe et qui tenait café rue de l'Epargne. Il était mieux connu sous le nom de "Kidoch". Si je devais vous raconter sa vie il faudrait tout votre site. Lui aussi était de la rue Haute. Un sacré castard! Il est décédé dans les années quatre-vingt.

oncle

 

cousin
bourse
maman
 

bompa nelly

 

chien

 

 

Et voici Nelly....

 

nelly2-1

 

nelly2-2

nelly2-3

 

 

Merci à Nelly de nous avoir fait partager ses souvenirs...Sophie

13:50 Publié dans PORTRAITS | Commentaires (15) |  Facebook | |

Commentaires

Nelly à un petit air de famille ... Bon w-e Sophie
Bisous

Écrit par : Charles | 11/05/2007

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Bonsoir, On voit que les photos on un petit vécu!
Bon week-e,d.
Bizz

Écrit par : Bruno | 11/05/2007

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Boma Ziep en boma Bich. Nicky, je viens de lire ton post concernant ta boma Ziep qui vendait du savon pendant la guerre rue des Radis comme ma boma Bich. Elles devaient sûrement bien se connaître. Ces gens gagnaient pas mal d'argent mais prenaient beaucoup de risques. Il y a eu beaucoup de rafles dans cette rue et d'après ce que ma bobonne m'a raconté un jour les allemands ont pris des otages qu'ils ont mis contre le mur. Les gens de la rue des Radis se sont révoltés, plein de courage ils ont jeté n'importe quoi sur les allemands (ceux-là ne devaient pas être bien méchants car ils n'ont pa tiré) permettant ainsi aux otages et aux smokkeleirs de fuir. Du coup la rue des Radis était déserte . Fin 1944 avec la loi Gutt , le ministre des finances de l'époque qui créa un nouveau franc (l'ancien franc devait être rentré), tous ces smokkeleirs perdirent de l'argent. Conclusion : ILS N'ONT PAS GAGNE UN RADIS!!!

Écrit par : Nelly | 12/05/2007

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Malgré la période de guerre, on peut appeler ça "le bon vieux temps" je ne sais pas si nos enfants et petits enfants pourront dire de même, enfin chaque génération a ses souvenirs, les tiens sont bien en tout cas, un plaisir à lire et voir.
Bisous et bon week end
Charly

PS: je t'envoie un mail ce soir.

Écrit par : Le Poilu | 12/05/2007

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Bonjour sagesse J'ai pris grand plaisir de "rencontrer ta famille".
A bientôt et merveilleux we.
Bisou jazzy.
Duke

Écrit par : DUKE | 12/05/2007

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beau souvenir Hé oui, moi aussi j'allais souvent au Cousins, a la Frégate rue Neuve, et dans les 2/3 dancing de la place des Martyrs. Lorsqu'on rentrait aux petites heures, le matin il fallait se lever, mon pere disait, "we kan ouwt goun moet kunne opstoun" et il balançais mon lit.
beau souvenir de Nelly

Écrit par : willy | 12/05/2007

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nostalgie toujours des photos qui nous font revivre des souvenirs
bon W-E a toi
a bientot

Écrit par : Jilou | 12/05/2007

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NOS BOMAS BONJOUR NELLY,POUR PARLER DES RAFFLES, MA MERE"MARIETTE VAN DE KNOPKESWINKEL"(C'EST COMME CA QU'ON LA SURNOMMAIT CAR AVANT-GUERRE SES PARENTS HABITAIENT ET TENAIENT UN MAGASIN AVEC DE LA MERCERIE ET BEAUCOUP DE BOUTONS,AU NUMERO 43 DU JDB) MON PERE "BROOS" ET LA MERE DE CELUI-CI"BOMA ZIEP"FAISAIENT LEURS PETITES AFFAIRES RUE DES RADIS(CIGARETTES,BRUINZIEP,BEURRE).ILS VENDAIENT TOUJOURS AU DEBUT DE LA RUE DU COTE JDB,SOIT DEVANT "LE VOLLE POT" SOIT DEVANT LE MARCHAND DE POELES "TAVERNIERS",CE SONT LES DEUX COINS.EN EFFET,UN JOUR DE RAFFLE,ILS ONT VU ARRIVER DEUX SOLDATS ALLEMANDS EN SIDE-CAR DU COTE JDB.A LA VUE DE CEUX-CI,DES GENS PARTAIENT AUSSI VITE QU'ILS POUVAIENT.SOUDAIN,IL Y EU DES CRIS ET UN MOUVEMENT DE FOULE. MA MERE A VU LES DEUX SOLDATS REMONTER SUR LEUR SIDE ET DESCENDRE LA RUE DE L'HECTOLITRE,JUSTE A CE MOMENT LA, MA BOMA ZIEP ENLEVE UN DE SES SABOTS DE BOIS ET LE JETTE VERS LES ALLEMANDS SANS LES TOUCHER,LE SABOT TOMBE JUSTE DERRIERE EUX,IL Y EN A UN QUI SE RETOURNE ET ILS DISPARESSENT DANS LA RUE DES FLEURISTES.MA MERE NE SAIT PLUS POUR LES OTAGES,MAIS ELLE PENSE QUE COMME ILS N'ETAIENT QUE DEUX DEVANT CETTE FOULE REVOLTEE, ILS ONT PREFERE QUITTER LES LIEUX,POUR PEUT-ETRE MIEUX REVENIR PLUS TARD.POUR LES SOUS C'EST EXACT MAIS ILS N'ETAIENT PAS RICHES CAR ILS MANGAIENT BIEN ET LES SOUS PASSAIENT PAR LE VENTRE ET LES CHAUSSURES A SEMELLES EN BOIS! VOILA NELLY,MA MERE M'A ENCORE APPRIS QUELQUE- CHOSE AUJOURD'HUI.BIEN JOUE "BOMA ZIEP".A BIENTOT ET AMITIES.Y

Écrit par : NICKY | 12/05/2007

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Cher Nicky Quelle sacrée bonne femme ta boma Ziep! Quel plaisir de lire tout ça! Quel dommage que quand les anciens me racontaient leurs aventures il aurait presque fallu les noter pour ne rien oublier. On m'a raconté beaucoup sur les années de guerre mais au café du "Papillon" on parlait surtout de la rivalité qu'il y avait entre la Marolle et Meulebeik. Gust, le patron racontait avec enthousiasme que lorsqu'il était jeune lui, son frère et quelques costauds du quartier allaient jusqu'à Meulebeik pour se battre contre les plus forts. Il rigolait encore quand il racontait que certains étaient jetés dans le canal. Bien des années plus tard le strafste de Meulebeik était devenu son ami et venait lui rendre visite au café.

Écrit par : Nelly | 13/05/2007

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Ma maman était l'arrière petite fille des ackermans! yoh bonjour les gens,
oué oué je suis ket d'une famille riche! arrière arrière petit enfant du roi du pavé de Bruxelles!
Ma manan avait couper les ponts quand sa tante maria à défeunté. Je suis pas sur et puis je veus pas le savoir,mais Ackermans au canal face a ziegler ça doit ètre de la famille!
Je zwanze pas j'ai un cassah steen que j'ai hérité de ma maman qu'elle tenait de son père!Et que je vai laisser a ma fille ,ma dernière.

Le caprice d'eve,La frégate dans les z'années 1967 jusque 1969 Et place des Martyres quesque j'ai passer comme w-kend dans ces boites!
Pas dur, le vendredi ma semaine fini je sortai la nuit.Le samedi matin je travaillais au milk bar rue neuve et apres au soir j'était a la fregate ! ma maman me voyait le lundi matin pour reprendre mon boulot! c'est le mercredi que je commençai a me reveiller!
Maintenant j'ai ma fille 17 ans qui sort des fois le samedi soir jusque 2h du mat: je vai là chercher
Non mais !
attend j'ai pas fini! car j'te voi déjà dire ??? une fille de 17ans !!!
j'ai 2 fils 34 et 33 ans eux ils ont leurs ménache! vers 40 ans j'ai eu un retour de jeunesse ,mon épouse aussi. Alors pour pas regarder une cluteraa a la télé on a jouer au docteur et au malade imaginaire!

DUDU.

Écrit par : amenmonfils | 17/05/2007

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Les dancings Dans les années 1963 à 1966 je sortais au "Cousins" à la Grand-Place et au "Carabins" place des Martyrs et aussi quelques fois à "Las Végas rue de Malines. Ensuite je suis sortie dans le haut de la ville, "Biblos, Black Horse, Les enfants terribles et le Show Boat". Un jour de sortie aux "Enfants Terribles" avenue de la Toison d'Or nous y avons laissé notre vestiaire et, de là, nous sommes allés au "Show Boat" rue Jean Stas pendant quelques heures. Aux petites heures nous sommes retournés au "Enfants Terribles" pour récupérer notre vestiaire.Le dancing était au premier étage et le vestiaire était situé dans la cage d'escaliers. Il n'y avait plus personne au vestiaire et le temps de récupérer nos vêtements quelqu'un a fermé la porte d'entrée avenue de la Toison d'Or. On ne s'en faisait pas, nous sommes montés au premier, vers le dancing mais, lui aussi était fermé à clé, ce qui était moins drôle. En clair nous étions prisonnières dans cette cage d'escaliers. A l'époque les GSM n'existaient pas. Heureusement c'était un samedi dans la nuit et nous avons été libérées le dimanche à 1 heure de l'après-midi par une personne qui venait nettoyer. Ouf!

Écrit par : Nelly | 17/05/2007

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PS Dans mon post précédent j'ai oubliée de dire que j'étais avec une une amie dans cette cage d'escaliers où nous furent "prisonnières".

Écrit par : Nelly | 17/05/2007

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Dancings follow-up Hello Nelly,
On a dû se croiser dans ces lieux de sympathique perdition... Il y avait aussi l'Esquinade, le 007, le VIP et pour faire plaisir à Duke, Pol's non loin des Cousins. Bref, ce sujet serait très intéressant pour un post "swinging Brussels in the golden sixties". Le problème reste l'acquisition de photos, au moins les façades: appel aux visiteurs du blog de Sophie ?
All the best,
Robert

Écrit par : Robert | 20/05/2007

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Pour les oiseaux de nuit. C'est vrai Robert l'Esquinade, qui est devenue après l'Osaka, je l'avais complètement oubliée. Pol's Jazz Club était pratiquement à côté des Cousins mais avant je crois qu'il était rue Stassart Porte de Namur. Personnellement je ne posède pas de photos de tous ces endroits mais qui sait, peut-être un autre lecteur pourra faire notre bonheur.

Écrit par : Nelly | 20/05/2007

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esquinade- grenier J'ai été garçon au Grenier, place des Martyrs , le patron était Willy, et aussi à l'Esquinade, avenue de la Toison d'Or, le patron était Henri. Il y avait toujours beaucoup d'ambiance dans ces 2 dancings. Le Coca et la biere était à 15 F belge. De bons souvenirs.

Écrit par : RUDOLF MARTON | 02/10/2009

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