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30/04/2007

Bruxelles ma belle...

rue Belliard1933-roels

 

Rue Belliard en 1933

 

rue belliard-roels

 

Rue Belliard dans les années 50

 

rue de lescalier

 

La rue de l'Escalier (la bonne puisque la dernière fois, je me suis trompée !!!)

 

rue de linthout 214

 

rue de Linthout 214

 

rue des Alexiens-roels

 

Rue des Alexiens

 

rue des fripiers

 

 

 

rue des Minimes-roels

 

Rue des Minimes...avant la construction des beaux logements sociaux qui sont aujourd'hui à l'abandon ...Un scandale !  Il fallait laisser  comme c'était avant  si c'est pour en arriver au résultat que l'on sait ...

 

Image25

 

Que ce muguet vous porte bonheur.....

Et profitez bien de ce 1er Mai...un jour de congé ensoleillé...que demander de plus ? ...du repos, un bon barbecue, les copains et une pensée pour vous !

 

Sophie

 

 

Et toujours merci à Jean-Pierre Roels pour les images...

18:46 Publié dans BRUXELLES | Commentaires (12) |  Facebook | |

29/04/2007

Petits métiers d'autrefois...suite

guignol en plein air

 

 

marchand de cresson

 

 

 

musicien ambulant

 

 

 

marchandes doranges

 

Les marchandes d'oranges...

 

marchandes de moules

 

 

 

Brouckère -roels

 

Le marchand de harengs

 

dentelières

 

Les dentellières...

 

laitière

 

 

 

police-roels

 

 

Le bon policier Bruxellois comme dans la BD de Quick et Flupke

 

marchand plies rue haute

 

Le commerce de la rue Haute où l'on vendait des "Scholles"...Plies séchées

 

 

 

pub

 

Le marchand de cintres

 

marchande descargot vers 1957-lovenfosse

 

Marchande de caricoles en 1957
 
 
Merci à Francis Jacoby, Jean-Pierre Roels et Jean-Louis Lovenfosse pour les belles images.

Un marollien ? André Vésale ...

andré vésale

 

 

André Vésale naquit à Bruxelles dans le Bovendael (quartier des Minimes)  en 1514 (je ne précise pas la date parce que j’en ai déjà 3) !

 

    Depuis sa plus tendre enfance, il disséquait les petits animaux.  Plus tard, il se rendait à la Montagne de la Potence, « de Galgenber » où demeuraient attachés les restes des condamnés à mort.   Après avoir recueillit les ossements il prenait des notes.  Il a fait accomplir à la médecine un progrès essentiel avec ses connaissances en anatomie.

 

Après son mariage en 1544, il fit construire une grande habitation rue des Minimes.  Tout cela était au 16ème siècle une magnifique propriété presque campagnarde, avec en son centre la demeure principale connue comme la Maison de Vésale (Huis van Vesalius) ou (Van Wesel).  Cette maison fut cédée à la ville en 1587  puis devint l’ancien domaine des comtes de Mansfeld, passé aux Bournonville en 1604, ceux-ci apparentés aux d’Egmont.   

 

livre de vésale

 

 

12:06 Publié dans marolles, PORTRAITS | Commentaires (1) |  Facebook | |

27/04/2007

prostituion à Bruxelles

pose

 

A l’époque, le terme « tabagie » désignait un local public où les hommes se réunissaient pour assouvir leurs plaisirs de fumer. Il y avait tout le matériel nécessaire ainsi que des « crachoirs ».  On y buvait aussi.  Les Maisons Closes s’emparèrent de ce terme au milieu du 19ème siècle….c’était une façon plus délicate de présenter les lieux plutôt que de présenter l’endroit sous sa véritable raison sociale ! On n’allait ni à la maison de passe, ni au boxon, ni au bordel….On allait « à la tabagie ». 

 

la caserne ste elisabeth avant sa démolition

 

 

La rue Saint-Laurent (qui joint la rue du Marais à la rue des Sables) était l’épicentre du vice de la capitale.  Il y avait dans cette rue la caserne Sainte-Elisabeth.  C’était un ancien couvent reconverti en bâtiment militaire.  Les prostituées attirées par les militaires vivaient et travaillaient dans des conditions tellement pénibles et pauvres que l’on pouvait comparer leurs vies à un roman d’Emile Zola. 

 

filles de joies

 

 

Il y eut à cet endroit une terrible affaire de traite des Blanches.  Des rafles furent exécutées dans les établissements  et le tout se termina par de sévères condamnations et la fermeture de certains lieux de débauche.  Suite à la démolition du quartier, les prostituées partiront s’établir à la gare du Nord. 

 

pièce bordel

 

 

Vers 1880, Madame Joséphine vendait des jetons.  Dès que le client de la tabagie avait payé, il recevait la pièce gravée en laiton.  Ensuite, il  la donnait à la demoiselle de son choix.  Laquelle le remettait à la patronne après la fermeture.  Ainsi, la prostituée était rémunérée selon le nombre de jetons. 

 

pièce bordel 2

 

 

L'Alhambra, un chef d'oeuvre disparu

L’Alhambra avait ouvert ses portes en 1846 et s’appelait d’abord le théâtre du Cirque à cette époque, il était encore sur les bords de la Senne.  Quelque trente années après le voûtement de la Senne ; le théâtre fut inauguré au n°20 sur le tout nouveau boulevard Emile Jacqmain près de la place De Brouckère.   Edifié, exactement cent ans plus tôt, par l’architecte Cluysenaer, à l’emplacement du premier cirque de la capitale, dont l’entrée se trouvait rue du Cirque. 

 

alhambra jacoby

 

 

La façade était somptueuse et monumentale.  En hauteur, on apercevait 4 splendides cariatides représentant la Comédie, la Tragédie, le Drame et la Danse. On publiait en 1874 qu’elles avaient été sculptées par Vanderstappen mais après sa démolition un expert s’aperçut qu’elles avaient été sculptées par Rodin !

 

Alhambra-roels

 

 

 C’était à l’époque, la plus grande salle de spectacle de Bruxelles, il y avait 2000 fauteuils.   L’Alhambra connut tous les genres …le drame, la comédie et le music-hall.  Sa grande époque fut sans conteste celle de l’entre-deux guerres ; sous le règne du célèbre spécialiste du music-hall le Parisien Léon Volterra. Il y monta des revues fastueuses avec 180 girls !  Il ne lésinait pas sur les moyens ni sur les prouesses techniques pour offrir au public des mises en scène éblouissantes, comme celle de la Revue du Centenaire, qui tint l’affiche pendant 5 mois en 1930.  A cette époque, il y avait à l’affiche, Maurice Chevalier et Mistinguett.

 

Plus tard, les frères Van Stalle succédèrent à Volterra et  continuèrent de plus belle.  On pouvait y applaudir, Charles Trénet, Joséphine Baker, Libeau, Roels, Laurel et Hardy, Georges Guétary, Luis Mariano, Rose Amy, Jean Kipura, André Dassary, Fernandel, Jean Tranchant, Lucienne Boyer, José Janson, Gustave Libeau, Esther Deltenre, Zizi Festerat, etc……. .Chaque année, le public était plus nombreux. 

 

mist-mc-T

 

 

  Notons aussi que pendant la guerre de 14-18 l’endroit fut occupé par les Allemands.  Il avait été le siège des congrès du Raad van Vlanderen). 

 

bechet

 

Il y avait aussi le grand bar du théâtre nommé Le Perroquet.  Pour la première fois en 1920 on y entendit un jazz band, les Mitchell’s Jazz Kings et la présence d’un musicien totalement inconnu à cette époque : Sidey Bechet !

 

En 1959, le bâtiment fut racheté une nouvelle fois, mais pour y faire un parking !!!!  L’endroit sombra dans l’agonie…

Tous les prétextes ont été bons pour prendre la fatale décision.  Trop grand, trop vieux, plus rentable…etc….

Il fut mis en vente le 19 novembre 1975 …c’est  un boucher anversois qui pu l’acquérir pour la somme de 10 millions.  Après ce fut sa disparition définitive…

 

Merci à Francis Jacoby et Jean-Pierre Roels pour les photos.