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31/01/2007

le bruxellois extrait d'un livre...

Je vais vous faire un aveu....je ne parle pas le bruxellois mais je le comprends assez bien et pour ne pas dire n'importe quoi, j'ai pris un extrait d'un livre de Jean d'Osta qui était  l'ami des Marolliens, des Bruxellois.. il y a d'ailleur en son honneur, .une plaque commémorative  sur l'église du Vieux-Marché...

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Et le « Marollien » ?

 

On entend souvent affirmer que le langage le plus spécifiquement bruxellois est le « marollien ». 

De fait, il s’agit d’un idiome dont l’aire géographique ne fut jamais que très restreinte.  Il est né au XV ème siècle aux alentours du couvent des Sœurs de Marie, dites Sœurs Mariolle ou Marolles, entre la rue Haute et la rue aux Laines, quartier où étaient venus s’installer de nombreux ouvriers hennuyers appelés à Bruxelles pour travailler à la construction d’églises et de demeures patriciennes. C’était un mélange de flamand et de wallon.  Mais ce langage des Marolles, parlé dans un secteur très peu étendu, à l’est de la rue Haute, a peu à peu perdu son apport wallon, pour redevenir du simple flamand populaire, possédant toutefois quelques particularité, telle l’habitude d’ajouter un « ge » terminal aux verbes à l’imparfait ‘hij werktege, il travaillait) et un « ch » chuintant, comme dans riche, à de nombreux mots terminés par « t » ou « d » comme kind, wind, blind, gaat, laat (kindsj, windsj, blindsj, gotsj no den dewel, lotsj ma gerust).

marolles (10)

 

En 1850, un journaliste a noté quelques phrases en marollien.  Par exemple : ‘k hem bintjes pour fé del soupe vet comme de l’ole (j’ai des os pour faire de la soupe grasse comme de l’huile) et J’ai stampé dans la beik avec mes blann’ches koussen (j’ai marché dans le ruisseau avec mes chaussettes blanches).  Il serait impossible de trouver de nos jours un seul Marollien qui parle encore un tel sabir.

Toutefois, au début de notre siècle, quelques Marolliens employaient encore couramment, lorsqu’ils parlaient français, les articles wallons « el » et « des » et les possessifs « èm », « ès », (mon, ma, ton, ta, son, sa).  Ces réminiscences se retrouvent dans les fameuses Fables de Pitje Schrammoule, écrites vers 1920 par l’avocat poète gantois Roger Kervyn de Marck ten Driessche, qui a fréquenté les caberdouches de la Marolles pour y étudier le langage des vieux. 

Par exemple : El ver luisant, El lintjweurm, Es tête = (sa tête).  Mais les jeunes avaient déjà cessé de parler comme pitje Schramoulle.  Aujourd’hui, le marollien est une langue morte.  Tout au plus a-t-il laissé dans le patois courant quelques termes comme figotte (gifle), ou mettekow (singe), du wallon Marticot, petit Martin.

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Commentaires

onz toul Ya Sofeeeeee, verget ni ater nog brusseleirs zainn dee noch de toul van onz koteer kune spreike, mais c est vrai qu'ils deviennent de plus en plus rare, je dois te dire aussi que avant le bruxellois que l ont connaient maintenant il y avais une langue parler dans le quartier des marolles ,qui etais un melange d espagnol et de flamand et cela suite a l'occupation espagnole et hollandaise!!! cela s'appelais "BOURGOiNCH" je l ai encore entendue parler par ma Grand Mere mais cella est tout a fait oublier. Au sujet d expression connais tu "keeke mitjes soup" ou "nen boustring mai platvoote" Allei ik goun ha loute en ik zain zekers a Gilbert zal ouk twee of draa dinkskes zal vertele.

Écrit par : francis | 31/01/2007

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Et voilà j'ai déjà la réponse à ma question concernant les soeurs mariolles...je n'avais donc pas rêvé.
Une tante de mon père savait bien préparer les keekemitjes dont parle Francis... mais tu nous en diras peut-être plus..
Allei, aavd' a goud en tot loeter!

Écrit par : Daniel | 31/01/2007

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pitje snot On appelait aussi "Le bourgoinch", la langue des voleurs. elles était parlée par la bende de pitje Snot, un chef de bende connu dans l'affaire courtois. Il s'agit en fait du "Bourgignon ".
Bespand de fime van de granderik = regarde les mains du commisaire.

Écrit par : jeanke | 31/01/2007

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Ne me "Titi"llez pas trop of pas op ! Les détails cela feraient trop longs mais pour VOUS faire plaisir, je confirme que le nom de "Montserrat" vient est d' un mot Catalan qui veut dire "Mont scié" qui est un massif montagneux pres de Barcelone où se trouve la fameuse abbaye de Montserrat. Et en 1686 pour être précis des soldats espagnols ont offert une madone aux Soeurs Marolles. En 1955 l'abbé Van Der Biest alors vicaire a voulu renouer avec la tradition de rendre une chapelle à la Marolle (au coin de la rue de la Prévoyance et Montserrat), à l'intérieur de la chapelle on trouvera une réplique exacte de la madone qui se trouve à l'abbaye de Montserrat en Espagne. Résumé de mon résumé du résumé de la rue Montserrat. Et voilà car si vous me "cherchez" je vous en fait 10 pages. Na. Gilber(ke).

Écrit par : Delepeleere | 31/01/2007

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Snatch af ! lotch ma gerust ! Mes dikke Chaukess j' vous parlerai + tard du "bargoensch". Lous Quievreux a écrit avec raison que les marolliens de souche se reconnaissent à l'habitude qu'ils ont d'intercaler fréquemment "tch" dans leur parler, ils disent par exemple "lotch hem goên" (laisse-le aller) alors qu'à Molenbeek on dit "lot hem goên". Compris ? Haide ma vast, neie, awel gooït sloûpe dainn.. Comme dirait feu mon meilleur ami Pierreke PLASSCHAERT et "tcha- tcha- tcha, alors qu'est-ce que ça veut dire ?". Gilber(ke)

Écrit par : Delepeleere | 31/01/2007

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Keekemitches soup in a yak ! Encore pour vous faire plaisir men ingelkess, je vous décrit " la keekemitches soup" dont parle mon Titi adoré (calme-toi Gilbert !). Ne grûûte keitel woûter (1 gde marmite d'eau) ensuite les "keekemitches" qui se composaient des pattes de poules, des cous, d'estomacs, des foies, des crêtes et jabots (introuvables de nos jours...). Ma mère grattait soigneusement les pattes, coupaient les ongles, nettoyait les estomacs ajoutait (quand il y en avait... des légumes et du vermicelle). J'adorais. Je mangeais évidement les pattes avec les pattes, euh les mains qui collaient à cause de la moelle. Ce que je préférais c'étaient les estomacs et les crêtes. Très bon, nourrissant et surtout pas...trop chers. Gilbert)

Écrit par : Delepeleere | 31/01/2007

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he vertrèkselke Je vous ai trouver une petite histoire en bruxellois sur le net!!!!
Den tram es op den trottoir !
"Den tram circuleidege in volle vitesse in de rue Ducale en logeidege den Palais du Roi in de direkse van de Parc de Bruxelles.

Gekomme on de Place des Palais freineidege de conducteur vi zânen tournant te pakke no de Place Royale. Mo seulement de tram derailleidege en in ploch van de virâch no links te beginne es hem en ligne droite vouch gereye.

Rèsultat final: den tram esop den trottoir van de Place des Palais gekloumme en mè zânen avant teige de grile van den Parc de Bruxelles qebloucht.

Par chance es er neemand geblesseid geweist. En echt miroekel!

Mo domei hem ek mânene trâin on de Midi gerateid.

[ communiqué par J. D. de Berchem - Né en 1921, de parents flamando-hollandais, a encore pratiqué couramment le "néerlandais" qu'on utilisait à l'époque à Bruxelles. Échantillon certifié conforme ]

Just vut plaiseer

Écrit par : francis | 01/02/2007

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Heureux les pauvres d'esprit ! J'ai eu le bonheur de connaître Jean d'Osta que j'aimais beaucoup (je crois que c'était réciproque). Lorsqu'il m'apercevait sur le Vieux-Marché nous ne savions plus nous quitter... C'était un homme particulièrement fin d'esprit qui connaissait admirablement la Marolle et son histoire. N'osant pas faire d'anachronisme... je ne peux pas
situer notre dernière conversation et je n'ai pas eu l'heureuse idée de faire dédicacer un de ses livres, aujourd'hui je lui demanderais d'écrire "beati pauperes spiritu" il m'aurait certainement répondu "t'as raison ket, la bêtise c'est comme l'univers c'est insondable !". Gilbert

Écrit par : Delepeleere | 01/02/2007

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Burgonsch-bargoensch-burgoensch ? Je serai court. L' mot viendrait de "bourguignon" ou de "baragouin" ? on n'en sait plus rien ! En tout cette langue est complètement éteinte, et c'était en effet la langue des voleurs (schoeppers en bargoensch) et des veeze kastars van d'Hûûgstroet et van Muilebeik ! Jarrête. Pour faire plaisir à SOFEIKE et à mon Titi (Francis Verbesselt) je vais vous énumérer QUELQUES TERMES EN BARGOENSCH QUE LES ANCIENS MAROLLIENS (Titi, moi etc) employons ENCORE lorsque nous parlons marollien soit par ex : ruuker = cheminée, schoepper = voleur, schoeppen = voler, smal = maigre, sakkere = jurer, poepers = avoir peur, poon=argent, mokke = femme, jeune fille, michelen = rire, . Ca ce sont des mots que l'on peut encore entendre encore de nos jours. Bigs bisous à tou(te)s. Gilbert

Écrit par : Delepeleere | 01/02/2007

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bargoens Attention ce patois n'est pas tout à fait éteint. Les marchand ambulants, vrai maraichers, forains, l'utilisent encore à l"heure actuelle.

Écrit par : jeanke | 01/02/2007

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Me ne Gilbert In van deiz douge ,gooie toch moote nen dictionnair zulle moeke van al dei schuun woiede in onz gespreikt van de marolle. Nieks as vu ne ki telache.
Av da good .TITI

Écrit par : francis | 01/02/2007

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Baraguoin Le mot baragouin vient des mots Bretons Bara (pain) et gwin (vin)...
que les expatriés bretons à Paris employaient pour demander à manger au début du siècle passé.
Ce qui à donné baragouiner...donc je ne vois pas le rapport avec le bourgontje...Salukes .

Écrit par : guy | 29/05/2007

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Foin pour du baragoin Menen dikke Chau Guy, figures-toi que le mot "baragoin" n'a pas moins de 7 (sept) synonymes soit : baragouinage - bredouillage - bredouillement - charabia - galimatias - jargon - sabir. Chacun de ces synonymes "collent" avec le bargoensch. Tu n'as été assez pointu chez "GOOGLE" www.linternaute.com.dictionnaire. Hei ma vast ofwel zal ek da in bargoensch lire. Dag on al men Chaukess en gaa baa Guy. Gilbert

Écrit par : Delepeleere | 30/05/2007

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broebelgem tout l'monde decend! yop salukes,
le bourgoinch prend une fameuse tournure! De tout temps c'est les strotluuper qui améliore le langage,et le paternel qui va au stamenei éduquer ses colègues de bureau!
J'ai comprendu ça sur le vieux met avec les nouveaux marchands de pièces rare!
J'veus pas fout l'bordel newo ,avant on avait le tam tam astheure on a le djombé et l'arbi à clouchteré dans notre langue si poètik ;)
DUDU

Écrit par : amenmonfils | 30/05/2007

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Ketje j'ai apris! J'ai une fois apris par un marolien,un kneul de mon age ceci : a la touffoelle et a la vosé!
Awell je suis arrivé dans mon beau quartier et la semaine suivante tu enttendais ces mots partout dans le coin!
Il eu fallut encore trouver la signification.
DUDU

Écrit par : amenmonfils | 30/05/2007

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Nog ewa schuun woude in't brussels Awel Sophieke ik'em just alles geleize wat'r ee boove stout mo 'kem nog andere van dei woude Bon we goen nikie beginne mai e leeke da main achter bobone ma gelied eit :
GISTERE STOND ONS BELLE
Mè ENN KERR Mè ESCARGOS
JUST ON DE KAPELLE DOE PASSEIDE DOE NE VOS
Mè E STUK IN ZAAIN KLUUTE
JA WAS DA NE BAZZAAR
EI SPEIV IN HEUIREN BAK
HUI SAUS WAS ZU RUUD AS PINARD
WEE MA LOSSE REEP DAANNE ROSSE
EN ONS BELLE KREIG ENN CIGAAR
DEI KADEIKES 7 TOURNEIKEIS LEEPE WEG Mè D'ESCARGOS
TESS NI VOYL TESS NI VOYL
REEP DAANNE ROSSE
TESS NI VOYL
TESS PINARD
Mè da leeke zaaine'k opgebroght in de joere 60
na uude da ne mi zuu e schuun leeke in 't schuun brussels
allei 'kem het gezeid en gedrukt wa dak wilde zeggen
'k goon mo toodoon vi na
salut en de kost en de wind vanachter

doe zuu vouch sophieke tess plaisanter dan ne mieke moois

suske van vie'wa in kotteer van anderlecht

Écrit par : suske van vie'wa | 30/05/2007

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Photos Jean d'Osta. Couverture du livre "Les Flauwskes de Jef Kazak" et, tirée du même livre la photo de José (Toone) et Jean d'Osta (Jef Kazak) signant leurs livres et disques.

Écrit par : Nelly | 30/08/2007

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Voici le message que Georges Lebouc diffuse sur Facebook, qui peut aider
Centenaire de Jef Kazak
À l'attention des membres de Les amis de Jef Kazak
Georges Lebouc 8 septembre, à 16:08 Répondre
Maskes en Kadeis,
Vous aimez Jef, ou sinon vous seriez pas membres de son associachion.
Et ben, je sé pas si vous le savez mo cette année, il orait iu cent ans !
Il est mort avant, le pauvre, mais ça doit pas nous empêcher de faire quètchose pour montrer qu'on l'aimait bien.
Vous avez une fois une idée, même toute petite, eh bien, ça me ferait plaisir de la connaître.
Et comme je suis un âve peï, et que je sais à peine travailler avec Fesse Bouc (ils ont pensé à moi quand ils ont inventé ce brol), je préfère mieux que tu m'écrives à mon mail : g.lebouc@hotmail.com.
Je compte sur toi, hein ?
Merci et saleu,
Georges
P.S. Y a même plus quat mois en 09...

Écrit par : Patrick Verbeke | 09/09/2009

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Jef Kazak Centenaire de Jef Kazak
À l'attention des membres de Les amis de Jef Kazak
Georges Lebouc 8 septembre, à 16:08 Répondre
Maskes en Kadeis,
Vous aimez Jef, ou sinon vous seriez pas membres de son associachion.
Et ben, je sé pas si vous le savez mo cette année, il orait iu cent ans !
Il est mort avant, le pauvre, mais ça doit pas nous empêcher de faire quètchose pour montrer qu'on l'aimait bien.
Vous avez une fois une idée, même toute petite, eh bien, ça me ferait plaisir de la connaître.
Et comme je suis un âve peï, et que je sais à peine travailler avec Fesse Bouc (ils ont pensé à moi quand ils ont inventé ce brol), je préfère mieux que tu m'écrives à mon mail : g.lebouc@hotmail.com.
Je compte sur toi, hein ?
Merci et saleu,
Georges
P.S. Y a même plus quat mois en 09...

Écrit par : Patrick Verbeke | 09/09/2009

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Je viens de lire votre article sur le dialecte Marollien. Mes grands-parents parlaient également le bourgoinch. Ils étaient originaires de la rue du Miroir. Ma grand-mère aurait tenu une "épicerie" rue Montserrat où mon père est né (la maison a été détruite dans les années 60).Papa a été à l'école Marmitje School puis l'école n°7. Ils ont longtemps habité rue Haute (Etam) . Il fallait rentré par l'impasse Ronsmans . Une tante habitait une maison en face de l'église des Minimes et qui appartenait à la fabrique d'églises. J'ai regardé vos anciennes cartes postales (motocyclettes bld Anspach où j'accompagnais mon Grand-Père pour l'entretien de sa moto).Que de souvenirs. Merci

Écrit par : Lemoine | 05/03/2012

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Dans ce commentaire "Keekemitches soup in a yak" il est écrit que les crêtes de coq (kamekes) sont introuvables. Dernièrement j'étais sur un marché devant un keekepoloneer. Je rencontre un voisin qui travaillait en pharmacologie et je lui fait part de mon désarroi de ne plus trouver de crêtes que mon Père préparait à la poêle avec du beurre. C'est plus fin que des cuisses de grenouille. Mon voisin m'a raconté que les crêtes étaient récupérées pour en extraire de l'acide hyaluronique surtout utilisé dans les soins post-opératoires de la cataracte. Et comme en Belgique, il n'y en a pas assez , on doit les faire venir de Chine. Et moi je peux me frotter le ventre

Écrit par : LEMOINE | 13/03/2012

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