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29/12/2006

Témoignage de Guerre de Jean-Pierre Roels

Mes grands-parents qui habitaient rue de l’Economie pendant la guerre, cachaient une famille juive dans l’arrière maison. Ils ont été dénoncées une semaine avant la libération, il y eu je crois qu’un seul rescapé aux camps de concentration. Lors de l’arrestation de cette famille, mon grand-père fut arrêté dans un café au vieux marché, de la place qui était noir de monde, les gens huaient les allemands. Un ami de mes grands-parents alla prévenir ma grand-mère à la maison et prit toute la famille en charge vers la place. L’ami interpellât un des chefs nazis (chemise noire) et fit constaté que mon grand-père avait une famille qui l’attendait à la maison, il montra la ribambelle devant le café (ils avaient 12 enfants). Le chef réfléchit un instant et libérât mon grand-père.  

 

Pour une fois, je dirais que cette histoire se termine bien !  Ce qui ne fut pas toujours le cas malheureusement...

Mon oncle était rechercher par les Allemands....et il était caché pendant plusieurs semaines  dans l'église des Brigittines.  Il me racontait que pour faire passer le temps, il avait adopter une araignée !  Il a été prit juste avant la fin de la guerre mais par bonheur, il était poursuivit non pas pour ses activités dans la résistance (ouf) mais parce qu'il n'avait pas répondu à la convoction pour travaux forcés !  

Ma mère me disait  que les descentes à domicile pour le rechercher n'étaient vraiment pas commodes et qu'un voisin dans les vieux blocs avait lui été abattu froidement alors qu'il voulait s'encourir. 

Non, ce n'était plus la joie dans les Marolles non plus ! 

Commentaires

temoignage de guerre mon grand pere a eté arreté en aout 1944 dans la rue du faucon ou il habitait avec ma grand mere lui et mon oncle mon pere a su s'encourrir il ne sont jamais revenu mon grand pere son nom se trouve sur la plaque rue de la prevoyance

Écrit par : guillaume | 29/12/2006

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Bonjour sophie Je viens te souhaiter une excellente année 2007 et obtiens tout ce que le coeur désire surtout la santé ainsi qu'à toute ta famille et fais nous en encore partager pleins de photos j'adooooore.
Gros bisous et amitiés

Écrit par : martine | 29/12/2006

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kikou je te souhaite un très bon réveillon,aller miss éclate toi et bonne année 2007,bisous.

Écrit par : ANDORA | 29/12/2006

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Bien intéressant !!! Bonne soirée Sofei

Écrit par : Charles | 29/12/2006

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Wee aiss da Raus ? Ma cousine Suzanne habitait pendant la guerre à la Cité Van Mons (actuellement occupé par une partie des blocs de la rue des Minimes). Cette Cité grouillaient de monde (...et de punaises "walooîze"). Un jour, les soldats allemands ont envahis la Cité car ils recherchaient quelqu'un... Comme d'habitude ils se sont mis à éructer "Raus, raus, raus" en tapant avec la crosse de leur fusil contre les portes. Ma cousine (en echte brusseless) sort et demande à sa voisine "mo wa zeuke ze", l'autre répond " ik wei ni ze roopen altaaïd Raus, Raus, Raus," ! Ensuite le soldat allemand arrive chez ma cousine en hurlant toujours "raus, raus, raus" alors ma cousine répond hors d'elle "m'enfin menier dou wun dee gien RAUS !" --- AUTHENTIQUE --- si vous n'avez pas compris, eh bien il ne vous reste plus qu'à apprendre le bruxellois mais dépêchez-vous car il n'y en a plus pour longtemps...

Écrit par : Delepeleere | 29/12/2006

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Wee aiss da Raus ? Ma cousine Suzanne habitait pendant la guerre à la Cité Van Mons (actuellement occupé par une partie des blocs de la rue des Minimes). Cette Cité grouillaient de monde (...et de punaises "walooîze"). Un jour, les soldats allemands ont envahis la Cité car ils recherchaient quelqu'un... Comme d'habitude ils se sont mis à éructer "Raus, raus, raus" en tapant avec la crosse de leur fusil contre les portes. Ma cousine (en echte brusseless) sort et demande à sa voisine "mo wa zeuke ze", l'autre répond " ik wei ni ze roopen altaaïd Raus, Raus, Raus," ! Ensuite le soldat allemand arrive chez ma cousine en hurlant toujours "raus, raus, raus" alors ma cousine répond hors d'elle "m'enfin menier dou wun dee gien RAUS !" --- AUTHENTIQUE --- si vous n'avez pas compris, eh bien il ne vous reste plus qu'à apprendre le bruxellois mais dépêchez-vous car il n'y en a plus pour longtemps...

Écrit par : Delepeleere | 29/12/2006

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racontées 60 ans plus tard ces histoires semblent des anecdotes mais gloire et hommage à tous ceux de nos grands parents qui ce sont montrés grands et fiers d'être Belges...

Écrit par : Daniel | 02/01/2007

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Témoignage de guerre Mon grand-père Constant Wynants et sa femme Marie Karsoel, qui habitaient alors rue des Radis, faisaient partie d'une filière de "passeurs de juifs". On les faisait sortir des Marolles, on les cachait un certain temps dans les villages avoisinants (dans leur fermette du Bettendries à Dielbeek, dans le cas de mes grands-parents) et puis un beau jour quelqu'un venait les chercher pour les envoyer à l'étranger. Très dangereux. J'ai un jour demandé à mon père si on savait ce qui arrivait aux juifs qui étaient pris. Non, pas vraiment. Personne n'avait pu encore imaginer Daschau et Auschwitz. Mais on devinait que leur voyage était sans retour.

Écrit par : Chantal | 09/02/2007

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