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29/05/2009

1964 : les Para-Commandos de Stanleyville à Bruxelles

1964 : les Para-Commandos de Stanleyville à Bruxelles !

 

Avant tout un mot d’explication.

Curieusement, le jour où Sophie publie les clichés de J-C Gallez j’étais en contact avec le Musée Commando de Flawinne pour de la documentation photographique, sorte de synchronicité… ces ‘faits curieux et parallèles’ qui se croisent du bout du nez. Exemple, vous pensez à un vieil ami dont vous n’avez plus eu de nouvelles, le GSM sonne, c’est lui ! Ce qui me rappelle que j’ai pris des photos de Commandos, mais où et quand ? Je vérifie via Google : assez de sites pour fixer les idées. Je récupère mes ‘prints’ d’époque, serais-je à ce point ordonné ?

 

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Le fusil FN FAL calibre 7,62 mm de 4,3 kg à vide ne pèse plus en cet instant. Remarquez la foule sur le balcon et les marches…

 Je me souviens aussi que j’étais équipé d’un appareil Voigtländer type Vito ou Bessa avec une cellule intégrée protégée par drôle de dalle plastique formée de bulles. Où donc est passé cet appareil ?

Je me souviens encore que nous avions séché les cours pour applaudir nos Commandos, les frères Van Gastel, dont Jacques, et moi. Aux premiers rangs sur la place Poelaert devant le Palais de Justice… Seulement quatre images mais je vous les passe avec plaisir car, bien étrangement, rien sur Google Images.

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Bien à l’horizontale, la bonne vieille Précision Liégeoise Vigneron M2 calibre 9 mm fabriquée à 150.000 exemplaires. Le 3e soldat du rang de gauche regarde pile dans l’objectif…

 Bref rappel du contexte.

En mai 1964 les rebelles Simbas s’emparent du Kivu. Les conseillers belges accompagnés de mercenaires et de l’ANC tentent de rétablir la souveraineté de Léopoldville. Des avions de la CIA couvrent la 5e Brigade mécanisée – nommée Ommegang ! – qui fonce vers Stanleyville par la route. Les rebelles rassemblent dans la ville tous les ressortissants étrangers, plusieurs milliers, et menacent de les trucider, ils affûtent leurs machettes.

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Ces Bazooka, sans doute des M20, étaient-ils utilisés pour l’appui des troupes, à la place de mortiers légers ? Appel « à la valise ».

 L’Armée nationale congolaise est incapable d’intervenir et l’Etat demande l’aide de la Belgique. Le Colonel Charles Laurent, commandant du Régiment parachutiste, lance le 1er Bataillon (1 PARA) de Diest, soutenu par la 12e Compagnie (12 Cie) du 2e Bataillon de Commandos de Flawinne. Des Lockheed C-130 Hercules de l’US Air Force embarquent nos soldats à Kleine-Brogel puis via l’île d’Ascension, dans l’Atlantique, ils gagnent la base de Kamina. Ceci dans un secret absolu.

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Qu’ils soient de Diest ou de Flawinne, c’était la même bande de frères ! La banderole est évocatrice d’une fierté aujourd’hui en capilotade. 

 La suite est connue et se découvre sur de quelques sites Internet.

Rappelons aux esprits chagrins que l’opération a réussi : c’était du temps où… vous compléterez facilement la phrase avec zwanze !

Le mardi 1er décembre, les C-130 et nos troupes atterrissent à Melsbroek ; le Roi accueillent les Para-Commandos et les équipages américains. Ensuite, nos gars défilent à Bruxelles devant la foule. Selon la légende, leurs bottes étaient encore couvertes de poussière de latérite.

Une opération similaire sera effectuée en 1974 sur Kolwezi.

Certains des visiteurs de ce blog reconnaîtront-ils peut-être l’un de ces jeunes soldats ?

 

Robert Dehon

 

PS : pour plus de précisions sur Stanleyville, voir l’intéressant site de Jean-Luc Ernst  http://www.stanleyville.be