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16.09.2011

Bruxelles nocturne dans les années 50 d’après Camille Biver.

Bruxelles nocturne dans les années 50 d’après Camille Biver.

 

 

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Après neuf heures du soir, Bruxelles, qui vient de bien dîner, boit une tasse de café brûlant, éteint ici et là les lumières de quelques boutiques et lance à travers places et boulevards les premières mesures d’une chanson trépidante où chaque couplet parle d’une distraction nouvelle, mais où le refrain, toujours, se termine par le mot : « encore » !

 

Vers neuf heures du soir.

 

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Mais bien sûr qu’il est encore temps de nous rendre au music-hall.  Le spectacle vient à peine de commencer.  Ne quittons pas le centre ville.  Voici, à deux pas de la Bourse, rue des Pierres, l’Ancienne Belgique, le music-hall que certains ont appelé « le jardin d’enfants pour grandes personnes ».  Entrons !

Malgré les deux mille places, le cadre parvient à être intime.  Les murs racontent les beautés des grandes villes de Belgique : clocher, beffrois, pont jetés sur des fleuves, grand’places aux maisons à pignons.  Le public est du type familial et extrêmement divers pourtant : depuis le genre bon-enfant qui glousse de joie devant le chanteur à voix, jusqu’aux bandes de jeunes gars qui viennent applaudir la dernière coqueluche des cabarets parisiens.  Un grand orchestre est chargé de créer l’ambiance et le défilé commence : jongleurs et mangeurs de feu, danseurs et danseuses, hommes-serpents et acrobates, dresseurs de chiens et charmeuses d’oiseaux, cascadeurs et clowns, funambules et trapézistes.  Mais rassurez-vous : les exercices périlleux des artistes ne coûteront plus, ici, de vies humaines.  En 1955, une acrobate s’écrasa, depuis les cintres, sur le plateau, devant les yeux épouvanté du directeur, Georges Mathonet.  Depuis ce jour-là, le filet a été rendu obligatoire.

Sur les planches de l’Ancienne Belgique, les meilleures attractions internationales ont déroulé leurs guirlandes multicolores.   Mais la place faite à la chanson d’aujourd’hui est large et si l’on peut encore, à l’occasion, y entendre Tino Rossi, Marie Dubas et Joséphine Baker, le public accueille très chaleureusement les vedettes du jour : Georges Brassens, Gilbert Bécaud, Catherine Sauvage, Varelo et Bailly, Moulodji, Lise Rollan, Eddie Constantine, tout comme les vedettes de demain que la direction a très souvent le beau courage de découvrir pour le grand public belge.  L’Ancienne Belgique est connue dans le monde entier.  Pourtant l’atmosphère qui y règne est spécifiquement belge et les réactions de son public ne sont pas toujours celles des Parisiens.  On a vu des attractions « faire un triomphe » à l’Olympia et « faire un bide » trois semaines plus tard à l’Ancienne Belgique.

 

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Si vous n’avez aucun goût pour les vedettes du trapèze ou pour les vedettes de la chanson, vous pouvez passer quelques heures agréables au Vieux-Bruxelles, où les artistes n’ont pas une grande réputation, mais où le tarif des consommations pousse le client à ne pas laisser son verre vide !

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L’Alhambra, dont on annonce la fermeture définitive chaque saison, trouve toujours de nouveaux bailleurs de fonds pour remettre le bateau à flot.  Spécialisée dans l’opérette à grand spectacles, cette maison produit aussi des spectacles de music-hall.  

 

Les Façades dorées de la Grand’Place.

 

 

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En passant dans la rue de la Bourse, vous lirez, devant un bistrot, une enseigne : « Simone Max chez elle ».  Si l’esprit de « zwanze » un peu gros ne vous fait pas peur, entrez donc.  Vous  vous installerez devant une bonne gueuze et si « la patronne » Simone Max est dans ses bons jours, vous risquez de vivre une heure de rire du type breughelien.

Vous n’aimez pas les plaisanteries un peu salées et l’esprit des chansonniers de 1930 ?  Tant pis pour vous !  Peut-être goûterez-vous mieux le spectacle de cabaret du « Poulailler », qui se trouve tout près de là, rue Orts.  Le décor en est très montmartroise et celui qui créa la mentalité de la maison, le regretté Christian, avait presque du génie.  Ses successeurs font de leur mieux pour satisfaire ceux qui viennent chercher là un reflet des couplets de la Butte. Ils n’ont pas toujours la classe de Christian et c’est dommage.  Mais n’est-ce pas la faute d’un certain public, qui exige d’eux trop de facilité et n’exige pas assez qu’ils se renouvellent ?  Il faut cependant reconnaître les grands mérites et le beau courage d’un Marcel Antoine, d’un Robert Carllier, d’un Jacques Lippe, d’un Bob Boudard ou d’un Raymond Errera.

 

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Rue J. Van Praet en 1959

De l’autre côté de la Bourse, nous trouvons de très populaires mais sympathiques brasseries qui s’appellent l’Espana, le Galopin ou le Brasseur.  Un peu plus loin, une autre porte le joli nom de Brasserie Sainte-Catherine.  Là le spectacle est autant dans la salle que sur le minuscule plateau.  Le brave orchestre fait du bruit pendant que la diseuse à voix détaille ses refrains.  La bière coule à flots, car il n’y a généralement pas « d’augmentation pendant le concert ». 

 

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Le bon populo crie, s’émeut, sourit, rit à gorge déployée.  Le garçon lâche sa serviette pour monter sur les planches et lancer par-dessus les têtes ce qu’il prend pour une voix de ténor italien.  Mais on s’amuse et l’on est heureux parfois de retrouver dans de tels endroits la cordialité de ces cafés chantants qui ont disparue pour faire place à nos tristes cinémas.

 

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Sur la Grand’Place, les autos tournent et tournent dans l’espoir de trouver un endroit où se garer.  Les agents ont beau être de braves gens, ils n’acceptent pas que l’on transforme toute la surface de la place en un affreux garage.  Et ils ont raison.

 

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D’autres vous auront dit le charme de ces façades que lèchent maintenant les pinceaux jaunes des projecteurs.  Non : n’allez pas croire qu’un incendie s’est déclaré au Roi d’Espagne ! Les bûches de l’immense feu ouvert viennent de s’écrouler en gerbes folles d’étincelles, voilà tout. 

 

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L’ambiance est sympathique ; accorte, la serveuse ; amusant, le cheval empaillé ; pittoresques, les marionnettes ; bon au toucher, le bois nu de la table ; exquis, le fumet de bois brûlé qui s’échappe des flammes : résine et parfum d’aiguilles de pin, brouillard de la Semois et vent de Campine.

 

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Etudiants et artistes.

 

Le Bierkelder est tout ce qui subsiste des caves à étudiant plus ou moins existentialistes d’il y a quelques années. 

 

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On y trouve encore des garçons de 17 ans très fiers de leur barbe et des jeunes filles de gonne famille qui croient qu’elles se sont encanaillées parce qu’elles ont abandonné la jupe pour le blue-jeans et la sucette pour la cigarette.  Comme partout à travers le monde, nos adolescents, qui se croient très vaguement misanthropes, ne sortent que par bandes de cinq ou six.  Et c’est à qui fera le plus de chahut.  Mais peut-être êtes-vous de ceux ou de celles qui aiment à retrouver l’ambiance des boîtes à étudiants ?

 

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cabaret l'enfer

 

 Ne croyez pas ceux qui prétendent toujours que « c’était mieux de leur temps ».  Le Nez Qui Prend ou la Jambe de Bois sont aussi lugubres et sots aujourd’hui qu’il y a 20 ans !  Ils sont tout simplement un peu moins sales, ce qui leur a enlevé de leur pittoresque.  Mais on y retrouvera éternellement, et en cela non plus rien n’a changé, plus de bourgeois que d’étudiants, ces derniers étant surtout avides d’étonner les premiers en leur chantant des chansons estudiantines que les bourgeois, hélas, connaissent souvent mieux qu’eux !

Peut-être aussi êtes-vous de ceux qui aiment à voir de près les artistes ?  Que je vous donne vite en passant quelques adresses.  Il y a tout d’abord Cabotinville, autrement dit « Chez Stans ».  Vous y retrouverez chaque soir un bon nombre de nos vedettes et un plus grand nombre de nos jeunes comédiens et comédiennes.  Sachez que les artistes du Théâtre de Poche se retrouvent après le travail ou les répétitions « à la troisième brasserie à droite dans la chaussée de Wavre ».  Quant aux musiciens, ils ont aussi, bien entendu, leurs lieux de réunion préférés parmi lesquels il faut citer le Carlton Club, rue des Hirondelles, le Café Stella, rue de la Coline, le Cosmopolite, Place Rogier, et le Mylord, rue des Augustins.

Vers les minuits, on trouve aussi au Roi d’Espagne, dont j’ai parlé déjà, pas mal d’artistes qui aiment à venir bavarder devant son feu de bois.  Comme le premier étage de la Rose Blanche ou de la Bécasse, pittoresques cafés de la Grand’Place, sont des locaux de répétitions, pour la très simple raison qu’on y trouve un piano plus ou moins bien accordé, il arrive souvent que des musiciens, des chanteuses, des chanteurs ou des danseuses s’y fixent rendez-vous.  Rue de Laeken on apercevra d’autres lieux de répétitions : la Cour de Tilmont et la Cour d’Angleterre.  C’est dans la rue Tête d’Or que se trouve l’amusant décor du Mayeur, et rue Marché aux Poulets que se réunissent les enfants de la balle, à l’Elberg Bourse.

 

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Autour de la Grand’Place.

 

 

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Si vous aimez ce que les vieux coins des grandes villes nous livrent de sordide et de chaleureux, de hideusement attractif et de follement piquant, si vous aimez les portes du XVIIème et les façades du XVIIIème, si vous aimez le pavé inégal des ruelles et le sourire gâté des portiers au teint verdâtre, vous aurez le coup de foudre pour tout ce quartier qui entoure la Grand’Place et qui a conservé le nom cocasse de ses rues : Rue des Bouchers, rue de la Violette, rue des Dominicains, Petite rue des Bouchers, rue du Marché aux Peaux, et l’extraordinaire rue d’Une Personne, sans oublier la rue de la Fourche, la rue de la Colline et la rue des Harengs. 

Rue des Harengs, vous pouvez, si vous le désirez, vous plonger dans l’ambiance slave, au Paprika.  Un minuscule orchestre a son répondant du côté de la porte de Namur, et pour ce dernier, la direction ne s’est pas cassé la tête pour lui trouver une enseigne, puisqu’il s’appelle très simplement : Le Slave.

 

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On regrettera que la pioche des démolisseurs ait mis à bas tant d’endroits pittoresques où se réfugiaient les noctambules.  Mais on espère que la rue d’Une Personne ne disparaîtra pas trop rapidement, ni son bar extraordinaire qui avait tout l’air d’un mauvais lieu mais qui, en réalité, était surtout un refuge pour aviateurs à la recherche d’un peu de détente.  J’en dirai autant de chez Papy, le minuscule local du Marché aux Peaux, dont le grand patron est si sympathique aux jeunes.  Il ne se  pas de soirée sans que l’un ou l’autre guitariste ne vienne essayer là ses chansons.  Et quelques mois ou quelques années plus tard, on est tout surpris de réentendre ces mêmes chansons dans de riches enregistrements de riches maisons de disques.

 

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L’établissement le plus célèbre du coin est certainement la Rose Noire, qui se situe Petite rue des Bouchers.  Si la rue n’est pas recommandable et même assez « particulière », la Rose Noire est surtout un rendez-vous d’enragé de la batterie et des dernières convulsions du jazz d’aujourd’hui.  C’est Louis Laydu, frère du comédien Claude Laydu, qui dirige ce local et a réussi à lui donner un genre très original.  Au rez-de-chaussée, une demi-douzaine de musiciens s’agite sur le plateau.  On danse peu.  On se trémousse beaucoup sur son tabouret en prenant des aires de mâcheurs de drogues.  On boit peu.  On crie beaucoup et l’on fume plus encore.

 

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Quand on en a assez d’écouter les furieux assauts de la batterie, on monte au premier étage, qui est un « cercle privé ».  On y retrouve la même musique qu’au rez-de-chaussée, mais enregistrée, un barman à la page, des poupées bien coiffées et très sages, des gars mieux coiffés encore et qui affectent de parler l’anglais… avec un terrible accent local.  Cela vaut la peine de se payer un whisky pour les admirer de plus près.  Cela vaut la peine aussi de payer une bière (il ne boit pas de whisky) à Louis Laydu pour qu’il vous parle à la fois de la vie nocturne de Bruxelles et de ses accidents de voiture.  On sort de la Rose Noire payé de sa peine.

Au début de la rue Tête d’Or, au premier étage d’un restaurant, s’ouvre la porte de la Tour de Babel qui a failli devenir, sous la talentueuse direction de Jo Deckmine, notre cabaret de la Rive Gauche.  Il a malheureusement abandonné la partie après quelques mois et ses successeurs n’ont plus réussi à attirer la même clientèle que lui.  Ce public passionné d’avant-gardisme a pu y entendre Léo Ferré, Catherine Sauvage, Stéphane Golmann, Jean-Claude Darnal, Jacques Verrière, Cora Vaucaire, etc.

Ces mêmes personnes prennent certainement plus de plaisir à fréquenter le Coup de Lune, qui ouvre sa porte le samedi soir, où l’on ne boit pas, où l’on ne fume pas, où l’on s’écrase, où l’on est jeté tout nu dans un bain étonnant de véritable poésie, et d’où l’on sort tout ruisselant de ces mots magiques qui font du bien à l’âme parce qu’ils l’ont comme purifiée.   Jacques Brel y a fait ses débuts en compagnie de Georgette Noguet et de celui qui signe ces lignes.  On y a surpris les premières notes de guitare de Georges Renoy, d’Edmond Carpentier, de Jean-Claude Colin ou de Robert Sabatier, de Kim Stéphane ou d’Edouard Michel ; on a pu y goûter le charme de Wilhemine et l’esprit de Stéphane Steeman.  Le Coup de Lune est admirablement situé, à l’ombre de l’église de la Chapelle, à deux pas du Théâtre de Toone. 

 

 

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Du Bœuf au Zodiaque.

 

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S’il vous arrive de trainer à deux heures du matin d’un bar à l’autre, à New-York, à la Havane, à Londres ou à Santiago, et de rencontrer un gars qui connait notre capitale, si vous le questionnez sur la vie de Bruxelles-la-nuit, il vous parlera du Bœuf sur le Toit.

Chacun de nous sait que c’est Jean Cocteau, inspiré par Paul Claudel qui, vers les 1920, trouva ce nom pour le moins curieux et typiquement surréaliste et en accrocha l’enseigne devant un cabaret des Champs Elysées.  Bruxelles ne voulut pas être en reste.  Et notre Bœuf sur le Toit à nous vint au monde, baptisé au champagne, comme il se devait.  Les marraines étaient choisies parmi les vingt plus jolies filles d’Europe.  Du moins, certains dépliants publicitaires le prétendaient.

 

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Il faut avouer que le décor du Bœuf est rococo.  Il faut avouer aussi qu’il est savamment agencé : lumières roses faites pour avantager les visages fatigués des clients, petites tables qui deviennent de grandes tables s’il vous prend la fantaisie de souper, bar profond que douze personnes déjà paraissent occuper entièrement, mais qui peut en recevoir une centaine (quand on se serre un peu beaucoup, les samedis soirs).

Le programme ? Jean Omer vous dira que c’est le plus riche d’Europe.  Mettons qu’il exagère un peu.  Il existe tout de même le Lido quelque part dans Paris.  Et des comparaisons seraient écrasantes.  Un très bon orchestre ?  Bien sûr.  De très jolies filles ?  Bien sûr.  Des robes fluorescentes ? Bien sûr.  Des déshabillés qui ne le sont pas moins ?  Bien sûr.  Une piste de verre ?  Rebiensûr Une débauche de plumes, de soies et de bouches peintes ? Rebiensûr.

Mais vous aurez beau tendre l’oreille, vous n’entendrez pas un refrain bien écrit : non !  Vous n’entendrez pas trois mots qui vous feront sourire : non !  Vous ne verrez pas un chanteur mettre un tout petit peu de cœur dans ce qu’il chante : non !

C’est pourquoi, sans doute, ce lieu de plaisir international m’a paru triste.  Peut-être aussi parce que l’on a vaguement l’impression que le Bœuf méprise son public-de-gens-blasés-qui-ont-de-la-galette.  Et ce public-là exige, lui aussi, qu’on le respecte, même quand on imagine qu’il ne comprend pas le français.

 

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Mais soyons juste : on n’a pas vu Bruxelles-la-nuit si l’on n’a pas vu le Bœuf sur le Toit aux petites heures, au moment où le troisième show de la soirée vient de se terminer.

Le Nouveau Gaity appartient aussi à Jean Omer.  C’est dire que les shows que l’on y présente sont de la même classe, qui est certaine, mais aussi du même genre. 

 

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 Comme au Bœuf, pas mal de personnes s’y rendent surtout pour danser aux sons d’un orchestre choix, capable d’exceller dans tous les genres et de se renouveler prodigieusement au long des heures.  Les costumes sont ravissants, les ballets d’un modernisme de bon goût et l’on a mis à la disposition du machiniste des coulisses extrêmement bien agencées.

Si le Bœuf sur le Toit a des concurrents ? 

 

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Evidemment ! Le Moulin Rouge fait tourner ses ailes de néon sur la Place de Brouckère.  Ici aussi c’est le règne de la revue, mais d’une revue où l’on tente de glisser un mot drôle et un refrain à la mode.  Les costumes sont soignés, l’orchestre aimable et plein d’un bel entrain, le revuiste a des idées originales.  On me permettra pourtant de regretter que le clou d’un spectacle soit un strip-tease d’un goût douteux.

 

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Rue du Pont Neuf, alors que pour se rendre au Parisiana il faut descendre au sous-sol, il faut monter au premier étage pour accéder au Florida où nous retrouverons les lampadaires roses et rouges classiques, une brochette de demoiselles entourant le bar et disparaissant dans les coulisses juste avant le show. 

 

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Détail piquant : le violoniste de l’orchestre est au service du même patron depuis dix ans.  Bravo pour le patron et pour les violonistes !

Si les heures où passent les shows au Florida vous intéressent, les voici : 23h 15, 24h15 et 2h15.  Peut-être, s’il est plus tard encore, vous annoncera-t-on un quatrième show.  Mais vous n’y aurez droit, vers les quatre heures du matin, que si vous êtes un buveur de champagne puissamment assoiffé.

Au Parisiana, l’ambiance est créée par le raconteur d’histoires Edouard Caillaux. 

 

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On ne l’écoute pas toujours, mais c’est le moindre de ses soucis : il y a toujours dans l’un ou l’autre coin un client qui « se marrera à la chute » et cela lui suffit.  Edouard Caillaux est un sage.  Il n’a pas l’air de présenter très sérieusement le programme du Parisiana.  Et c’est la bonne façon de le faire. 

A deux pas de moi, un client fait l’impossible pour avoir l’air d’un riche Américain : il porte une horrible cravate rose et violet sur une chemise bleue aux larges raies beignes.  Il y réussit presque en dodelinant de la tête au moment où la batterie se démène pour accompagner un superbe numéro de dans acrobatique.

 

Du caprice d’Eve au Whisky à Gogo.

 

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Travaux des tunnels Louise en 1957

 

Vous n’êtes pas encore saturés de lumières tamisées, de bars à champagne, de jeunes femmes « du tonnerre » et de jazz ?  Rendez-vous donc au Zodiaque, qui se trouve rue d’Alsace-Lorraine et dont la directrice est la plus charmantes des hôtesses.  Elle a réussi à faire du Zodiaque l’un des plus chics et certainement l’un des cabarets de nuit les plus sympathiques de la capitale.  Les attractions qu’elle engage ont toujours beaucoup d’allure.  Les orchestres qui s’y produisent sont endiablés.  Les clients sont satisfaits.  Aussi notre directrice a-t-elle ouvert un nouvel établissement : Le Caprice d’Eve, où le luxe et le charme sont inimitables.  Tout a été mis en œuvre pour faire de ce lieu de plaisir un modèle du genre : les grands noms de l’architecture et de la décoration ont été mis à contribution.  Et le spectacle vaut le décor.

L’un des mes amis prétend que la seule chose qui l’amuse lorsque la fantaisie lui prend de faire le tour de nos grandes boîtes de nuit, depuis le Bœuf jusqu’au caprice d’Eve en passant par le Parisaina et le Moulin Rouge, c’est le contraste curieux de la piste, vue à deux moments successifs : pendant les numéros et pendant le dancing.  Quand on a encore les yeux remplis des mouvements gracieux d’un mannequin, il est amusant de voir évoluer une abondante matrone au bras de son cavalier quinquagénaire, et qui essaient de prouver que six verres de whisky ne risquent pas de leur faire perdre l’équilibre quand ils veulent danser le cha-cha-cha. 

A propos de whisky, nous ne pouvons pas songer à aller nous coucher sans avoir été prendre ensemble un dernier drink au Whisky à Gogo.  Où se trouve le Whisky à Gogo ?  Porte Louise, dans la Galerie Louise.  Ce que l’on y fait ?  Rien !  On y boit.  Mais en bonne compagnie.  Et sec !  Car chacun possède son propre casier où il enferme sa propre bouteille de whisky.

 

Choux rouges, lilas et salsifis.

 

 

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Fatigués, après toute cette nuit de prétendue débauche ?  Mais oui.  Un peu d’air vous ferait du bien avant de rejoindre votre hôtel ou votre home.

Pourquoi ne feriez-vous pas un tour du côté du marché matinal ? 

- Si vous tenez à votre carrosserie, Monsieur, allez garer ailleurs.  Garons donc la voiture sur le Boulevard qui est tout proche.  Brrr !  Qu’il fait froid, qu’il fait noir au sortir de cette auto.  L’aube tarde à se lever.  Comme elle est étrange, cette ville sans passants, sans trams, sans néon, sans vitrines illuminées.

 

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Rue au Beurre, vous pénétrez avec difficulté dans une masse grouillante d’hommes et de choux, de charrettes et de carottes, de femmes et de salades, de conciliabules et de coups de klaxons, de hurlements et d’amoncellements de verdure.

On se perd dans les Halles de Paris et le touriste y est beaucoup plus attiré par la soupe aux oignons des restaurants spécialisé dans les menus ultra-tardifs que par le spectacle de l’oseille et du persil offerts par centaines de kilos.  Ici, rien de pareil.  Pas de restaurants pour vous !  S’il vous advient d’avoir faim pendant vos expéditions nocturnes, je vous conseille de vous rendre à l’Auberge de l’Ange Gardien, en face du Bœuf que nous connaissons déjà.  C’est à l’Auberge de l’Ange Gardien que je me suis amusé souvent à questionner les gens, alors que l’aube allait se lever.  Le spaghetti y est appétissant, le goulasch servi de main de maître et le couscous du chef ferait se pâmer d’admiration les fatmas des casbahs.

 

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Marché Saint Catherine en 1957

 

Douze roses rouges.

 

 

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Voulez-vous garder de ce voyage au pays de l’ombre trouée de vives lumières un dernier souvenir agréable ?  Suivez-moi donc au marché aux fleurs qui est ouvert depuis quatre heures du matin.  Sur la Place de Brouckère, les ailes du Moulin Rouge tournent toujours.  A deux pas, se dressent les échoppes des producteurs de fleurs.

-          Une douzaine de belles roses ?  vous demandera la marchande.  Laissez-vous tenter.  Vous paieriez votre douzaine de roses trois fois plus cher chez la fleuriste !!!

Et si votre épouse, votre mère, vous reprochent de rentrer vraiment trop tard, vous pourrez leur répondre que si le charme de Bruxelles-la –nuit vous a retenu, vous avez surtout voulu attendre que l’aube vienne, afin de pouvoir leur offrir en rentrant ces douze roses fraîches écloses en témoignage d’affection de tendres remords. 

 

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Place Rogier en 1959

 

 

 

 

 

29.06.2011

Le lopin de terre Belgique n'a pas fini d'exister

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Il existe des pays parfaits qui semblent avoir existés depuis toujours.

 

Entre Flandre et Wallonie, une capitale, … Bruxelles, qui parle français et flamand, et un curieux mélange des deux.  Mélange… ce mot qui définit la Belgique.

 

Chez les belges, chacun a son humeur, son humour, son dialecte que le voisin ne pénètre pas.

 

Ce pays à cependant une histoire commune (qu’il lui arrive d’oublier), des mœurs et des réactions semblables (qu’il ne veut pas toujours voir).

 

Ma patrie se nome « Frontière »

 

Lorsqu’un belge voyage à l’étranger, on lui demande s’il parle le « belge ».  L’étonnement croît quand on répond que personne en Belgique  ne parle « belge » !  Ce pays compte autant de langues que de fleuves, de dialectes, que de ruisseaux, ce qui le rend pareil à tous les pays du monde.  Si parler « belge » n’existe pas, les dialectes foisonnent.

 

On ne peut cependant supprimer d’un trait de plume tant de siècles d’enracinement dans un parler qui a une couleur, et une force que n’ont peut-être pas de langues plus élaborées, plus répandues dans l’espace mais moins ancrée dans la profondeur.

 

D’ailleurs, quelques-uns des meilleurs dictionnaires des difficultés grammaticales sont le fait de Belges  comme Grevisse ou Hanse, quand on constate que l’écrivain français le plus lu, le plus commenté, le plus traduit dans la 1ère moitié du XXème siècle était le Flamand Maeterlinck, et que le plus célèbre de la seconde moitié est le Liégeois Simenon !

 

Les belges reposent au cimetière côte à côte … pourquoi les séparés dans la vie alors qu’ils seront toujours unis dans la mort…Combien de temps faudra-t-il pour mesurer l’absurdité de ces combats ?  Le lopin de terre Belgique n’a pas fini d’exister !

 

Extraits de textes de M. Karel Jonckheere et de Roger Bodart pour qui la communauté belge est née moins d’une alliance que d’un alliage.

 

 

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Et si l’hymne national ne résonne plus assez fort dans les oreilles des jeunes belges d’aujourd’hui, en voici une version actuelle remplie d’espoir pour cette union qui fait notre force.

Visionnez  le clip de la nouvelle chanson de ma nièce Lydia Da Rocha …et,.. Regardez bien,….elle y apparaît !   Clin d'œil

voici le lien : http://www.youtube.com/watch?v=6ciMXbNhy18


http://www.youtube.com/watch?v=6ciMXbNhy18

 

Souhaitons-lui beaucoup de succès !..... Je compte sur vous…..

D’avance merci pour elle et pour La Belgique UNIE….

 

18.06.2011

INVITATION AU 15 ème CHAPITRE DE L’ORDRE DU BLOEMPANCH LE SAMEDI 25 JUIN 2011

 

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AU PROGRAMME :

 

13H RENDEZ-VOUS AU CAFE WIELS’RENARD, 233 rue Haute (coin de la rue des Renards)

13H30 DEPART DU CORTEGE SOUS LA CONDUITE DE LA FANFARE DU MEYBOOM SUIVIE DES ASSOCIATIONS FOLKLORIQUES,  DES INVITES D’HONNEUR ET DES FUTURS INTRONISES.

 

PARCOURS :

-          MONTEE DU BLOEMPANCHGANG EN PASSANT PAR LA RUE DE LA PREVOYANCE, SALUT DEVANT LA PLAQUE COMMEMORANT LES FUNERAILLES FICTIVES D’ADOLPHE HITLER, CELEBREEE LE 10 JUIN 1945

 

 

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-          HOMMAGE AU MONUMENT AUX VIVANTS DANS LA BUILESTROET (actuelle rue du Faucon)… ŒUVRE DU SCULPTEUR MAURICE WOLF CREE EN 1933 ET INAUGURE LE 2 JUILLET DE LA MEME ANNEE PAR LE BOURGMESTRE ADOLPHE MAX

         

 A l’ origine, ce monument se trouvait au bout de la rue des Minimes au lieu-dit « de Schramoullekes ».  Il fut démonté en 1966, lorsque la maison qui était le point d’appui de l’œuvre fut démolie en vue de la construction de logements sociaux.  C’est en mars 1973 qu’il retrouva sa place dans le quartier ….Ce monument représente la joie de vivre des Marolliens et les personnages qui y figurent ont réellement existés.

 

 AU SON DE L’HYMNE MAROLLIEN

Waaile Zaain Marollien ge-bou-e-re

En van de Doche ginne schrik !!!

Teige ons zaain ze veloure

Emme gien woepens, smaaite waaile mi ons schik !! (bis)

Trekt aaile weg, ze goen goe’n afkomme,

In uile hum, mi carabitches in,

En uile puute stoen toch zoe krum

En uile smool, verbrand van de zone !!!

REFRAIN

‘K geif iene ne slag op zaaine smool !!!

‘K sloeg iene de kop in mi ne stool !

Gotch voech ! Gotch voech !!

Blaaift éé ni stoen

Ma leeke es gedoen !!

 

Got voech ! Gotch voech !!

Blaaift éé ni stoen

Ma leeke es gedoen !!!!

 

Cette chanson est un pied-de-nez aux occupants de la Belgique au cours de la guerre 1914-1918.  On se fout de leur g……..  et on les ridiculise tant qu’on peut.

 

 

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 Mon ami Nicky qui fait un petit coucou devant la maison  21 rue du Faucon d'un fidèle visiteur du blog ....

 

 

DIVERS ARRETS DESALTERANT CHEZ LES MEMBRES ET SPONSORS TEL QUE

-          LE WIEL’S RENARD

-          LE PETIT LION RUE HAUTE

-          LE BAR ESPAGNOL

 

 

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-          ARRET AU 186 RUE HAUTE AU POLAKKEGANG QUI FUT LE HAUT LIEU DU THEATRE DE TOONE VI ALIAS PIERRE WELLEMAN DE 1932 A 1944

 

-          VERS 15H …. DIRECTION LE SABLON AVEC UN ARRET A LA TAVERNE RESTAURANT LE SKIEVELAT ET 6 RUE DES CHAPELIERS AU RESTAURANT CHEZ PATRICK….. FUTUR INTRONUISE

 

-          15H30 RENDEZ-VOUS SUR LA GRANDE PLACE A L’ESCALIER DES LION POUR EFFECTUER UN TOUR D’HONNEUR SUR  CETTE MERVEILLEUSE PLACE

 

-          16H 15ème CHAPITRE DE L’ORDRE DU BLOEMPANCH EN LA SALLE GOTHIQUE POUR L’INTRONISATION DES FUTURS MEMBRES HONORIS-CAUSA

 

-          16H30 DRINK OFFERT PAR LA VILLE DE BRUXELLES EN LA SALLE DES MARIAGES ET BIEN ENTENDU….DEGUSTATION DE BLOEMPANCH ET ROYAL TREMBLANT (kip-kap) SPECIALITES BRUXELLOISES

 

 

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Montage fait par Titi avec Sofei à la place du Petit Julien !!!!!

 

 

-          VERS 18H ARRIVEE  DEVANT MENNEKEN PIS DIT LE PETIT JULIEN QUI SERA POUR L’OCCASION HABILLE EN BOUCHER BELLE EPOQUE ET QUI DEBITERA UNE BIERE BRUXELLOISE ….. ZWANZE OBLIGE….. AU SON DE L’HYMNE NATIONNAL MAROLLIEN ET DES AIRS POPULAIRES DE LA FANFARE DU MEYBOOM.

 

VENEZ NOMBREUX !!!!!!!!

 

 

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Merci à mes amis qui l'année dernière sont venu voir Sofei prêter serment en bruxellois pour devenir à son tour Membre Honoris-Causa du Bloempanch.... Et merci à Bob De Backer

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Mon ami Jeancke et moi..... avec ma grande médaille du Bloempanch ... Dieu qu'elle est lourde !!!!

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Hommage à Enrico qui fêtait ce jour-là ses 95 ans

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Petit concert improvisé à cette occasion en compagnie de notre célèbre Toots !!!!!

 

 

 

26.05.2011

Naissance de la Galerie de la Porte Louise

 

C’est  au 49 et 50 de l’avenue de la Toison d’Or que s’ouvre depuis 1964 La Galerie de la Porte Louise.

 

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Avant la réalisation de celle-ci, le projet de construire à cet endroit une luxueuse galerie commerçante était dans l’air depuis quelques années. 

 

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Le montant de l’investissement pour la réalisation d’un projet d’une telle envergure semblait inconcevable à l’époque et les travaux à prévoir l’étaient tout autant puisqu’il fallait maintenir un environnement urbain familier et qu’au dessus du niveau envisagé reposaient des tonnes de terres constituant les assises de deux couvents et d’une église.  D’autres difficultés étaient à prévoir au niveau des maisons de la rue Crespel à cause des jardins quasi verticaux qui soutenaient les différentes constructions.

 

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Il s’agissait  d’une très grande opération mettant en jeu de nombreux intérêts.  Né d’un désir de rendre le goulet de l’avenue Louise en pôle attractif de toutes les élégances parce que la situation géographique était idéale de par sa  proximité des quartiers résidentiels du haut de la ville.

 

On disait à l’époque qu’une ville était créée au cœur de la ville. 

 

Mme De Pooter-Bomert chef d’entreprise à l’époque fut l’inspiratrice de ce projet d’envergure.  

 

C’est en 1953 qu’elle eut déjà l’idée de prolonger la Galerie Louise. L’appui du baron Dansette alors administrateur-délégué de la S.A. Sarma favorisa les négociations pour assurer l’adhésion des autres interlocuteurs établis sur les lieux. 

 

La contribution du Père Marie-Joseph des Carmes, Prieur de l’époque et du Révérend Itchwood de l’Eglise Anglicane ne fut pas négligeable non plus.  Ils permirent d’obtenir les autorisations de Conseils établis à l’étranger alors que ceux-ci pouvaient très bien restés indifférents à ces dossiers.  

 

Il faut savoir que dans cette construction, une salle fut intégrée dans le Couvent des Pères Carmes auquel donne accès une entrée aménagée dans la Galerie de la Porte Louise.

 

Les investissements financiers pour la réalisation de la Galerie de la Porte Louise ont été coordonnés par le Groupe Empain qui constitua  la S.A. Auxari. 

 

Les plans de la Galerie de la Porte Louise ont été réalisés par le Bureau d’architecture Jacques Cuisinier. 

 

Le 27 avril 1964 la Galerie fut inaugurée et de très nombreuses personnalités avaient tenu à assister à cet évènement. 

 

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Quelques enseignes de l’époque :

 

ANC. MAISON DUJARDIN TEURLINGS ET WELCOMME

ANNE MARTIN INSTITUT DE BEAUTE

ARIANE

BANQUE BELGE POUR L INDUSTRIE

BANQUE DE BRUXELLES

BETTINA

CATULLE

CHALMETTE GAINIER-DOREUR

CHARPENTIER

CHAUSSURES BALLY

CRAHAIT KITCHEN

DARVILLE JOAILLIER

DELBAR HORLOGERIE

DOROTHEE BIS DE PARIS

GARDIN ORFEVRERIE

JEUNESSE LOUISE

LA BOITE A PULL

LA CALADE MINERAUX ET PIERRES SEMI-PRECIEUSES

LADYS HOUSE

LANCEL

LAURENT DUVIVIER ENSEMBLIER

LE BON FOURREUR

LE COUVENT DES PERES CARMES

LIBERTY PARFUMERIE

LIBRAIRIE PAULI

MIM ROMA

NOS GARCONS

PARFUMERIE FRANCAISE

PAVILLON LOUISE ENSEMBLIER DE LA TABLE

PIERLE COUTURE

SARMA LUX

SERVICE CENTER INTERIM

TH LOLLIPOP

TOPS SNACK RESTAURANT

VERONIQUE BOUTIQUE

VISUAL RADIO-TV-DISQUES

WILLEMSENS JOAILLIER

WISKEMANN PORCELAINE – CRISTAUX

 

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Ne perdons pas de vue que la première pierre de la Galerie Louise fut posée en juin 1951.  A cette époque la presse fit largement écho de cette réalisation et consacra des reportages sur la SA Galerie Louise dont l’architecte était M. Emile Goffay, l’Ingénieur le Bureau d’Etudes Léon-Marcel Chapeaux et l’Entrepreneur la S.A. Van Rymenant.

 

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Voici un passage de l’interview parue dan le journal « Le Soir » de l’époque :

«Comme nous l’avons dit déjà, une artère reliera bientôt l’avenue Louise, en son goulet à la rue Capitaien Crespel et desservira, en le traversant, tout un quartier nouveau.  Elle consistera en un « passage » couvert, amplifié au centre sous forme de rotonde et portera le nom de Galerie Louise. 

Autre passage paru dans le journal « La Libre Belgique » de l’époque :

« Au bas du plan, l’entrée Louise de la galerie, mesure six mètres de large.  Plus loin, elle a huit mètres.  Ces deux dimensions se retrouvent dans les autres passages.  D’une grande rotonde d’un diamètre de vingt-deux mètres environ, on accèdera par une rampe en pente douce à une salle de spectacle et à ses annexes.

Le Phare donna d’autres précisions :

« La conception et la réalisation de la Galerie Louise, cette ville au cœur de la ville, ce centre du commerce de luxe ont exigé des calculs et des plans d’une haute technicité, des études architecturales détaillées et délicates, des moyens d’exécution puissant, une organisation de chantier impeccable, mais aussi des qualités d’imagination exceptionnelles.  Déjà cette construction suscite le plus vif intérêt dans de nombreux domaines, à telle enseigne qu’une vingtaine de magasins, 70 des cent garages, de nombreux bureaux et appartements ont, dès à présent, trouvé preneurs.  On ne peut que se réjouir de constater qu’il y a encore chez nous des constructeurs audacieux au point d’entreprendre des travaux de cette importance, qui constituent un apport considérable pour le commerce, la vie, le bien-être et la grandeur de la cité. 

La Dernière Heure publia un long compte rendu de la cérémonie de la pose de la première pierre et la Lanterne conclut : « Eh bien, oui ! Aussi audacieux que paraisse le projet, Bruxelles se propose de placer dans une galerie, l’un des coins le plus élégants et des plus luxueux de Paris.  Sans bruit, les ingénieurs et les entrepreneurs se sont mis à la besogne avec la promptitude que donne une inébranlable détermination.

En deux mots…. Ces galeries  offrent :

Six passages attractifs et de haute tenue, cinquante deux magasins ou boutiques de luxe, des Bodega, des Salons d’exposition, des Salons de coiffure, des Instituts de beauté, des salles de spectacles, un Bureau de Poste, des succursales de Banque figuraient au programme sur trois niveaux représentant une superficie d’environ 9.000m².  Mises bout à bout  les vitrines couvraient la distance de la place Stéphanie au Palais de Justice.  D’autre part, les promoteurs firent surgir un building résidentiel constituant un ensemble architectural parfaitement dégagé, entouré d’une vaste terrasse en plein air rehaussée de plantations et de fleurs et offrant une vue panoramique orientée plain sud et s’étendant sur plus de vingt kilomètre.   Septante appartements, bureaux ou locaux commerciaux y furent dotés de tout le confort et de près de cent boxes pour autos d’un accès aisé.

 

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Site de croissance en hauteur, la Galerie Louise aux séductions visuelles et aux avantages fonctionnels a assuré d’une solution neuve l’extension urbaine dans le respect de la configuration naturelle du cadre.  Son implantation sans nuire aux activités coutumières des Deux Portes donne encore plus d’éclat à leur rayonnement et affirme leur prestige de grand carrefour du commerce de la Capitale.

 

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 Extrait du livre « L’histoire Illustrée du Haut de la Ville » de Léon Geerts

Belle époque…. Loin de la crise actuelle….. Tout semblait accessible….. C’était l’époque des grandes démolitions pour faire place au béton, au  moderne et au confort.  Un grand virage dans l’architecture Bruxelloise.  A chacun ses goûts….. Laissons-nous bercer par la nostalgie et observons ces images du passés…. Pas si lointain !  

Je remercie le visiteur du bog qui à l’époque m’a envoyé ces photos. Vu mes nombreux déménagements ces dernières années, J'ai hélas perdu ses coordonnées ! 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

23.03.2011

Nostalgie d'Ixelles

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Avenue du Bois de la Cambre

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Boondael - C'est là que se tient à présent le petit marché du jeudi

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Endroit bien plus calme autrefois !

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Place Ste Croix (Flagey) vue sur la rue Malibran

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Place Flagey vue sur la chée d'Ixelles

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Coin rue de Venise / rue du Collège

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Angle Jourdan/Gray

Paisible chaussée de Gand et ses environs

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Coin rue des 4 Vents et Delaunoy

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Rue de l'Intendant et Vanderstichelen

Rue Neuve

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Roulez .... Jeunesse ...

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Chocolat Antoine Jeux d'autrefois

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 Attachez une cuillère à soupe en argent au milieu d'un fil dont vous introduirez les extrémités dans vos oreilles.  Balancez la cuillère de façon à ce qu'elle touche le bord d'une table.

Chaque choc produira un son métalique dont l perception est si forte que vous croirez entendre la grosse cloche d'une cathédrale.

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Sur une boule de cuivre d'environ 7 à 8 cm de diamètre par exemple celle d'une rampe d'escalier, tendez un tissu très mince comme un mouchoir de batiste.  Placez au sommet un morceau de braise incandescente.  Si l'étoffe est très bien tendue, vous constaterez, non sans étonnement, que la braise continuera à se conommer sans brûler le mouchoir !  

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Prenez 1 boîte d'allumette Suédoise, ouvrez-la légèrement ; placez 2 allumettes la tête en haut entre le tiroir et la boîte, puis une 3ème horizontalment entre les 2 premières comme l'indique la figure.  Mettez le feu au milieu de l'allumette horizontale après avoir demandé à l'assemblée de vous dire laquelle des 2 allumetes verticales brûlera la première ?

Contrairement à ce que l'on suppose, aucune des 2 ne brûlera car bientôt l'allumette horizontale brûlée au milieu sera projetée au loin par les 2 autres faisant ressort !

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On fait tourner rapidement un parasol japonnais en papier sur le sommet duquel on place debout une pièce de 5 francs en argent.

La pièce se met en mouvement sur le parasol bien qu'elle sembl rester immobile.  

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Sur l'indexe de la main gauche posez un bout de carton mince, une carte de visite par exemple.

Sur cette carte, placez en équilibre, 1 pièce de 5 francs en argent et offrez à l'assemblée d'enlever la carte sans toucher la pièce et sans la faire tomber.

Pour ce fair, il suffira de doner bien horizontalement, 1 forte chiquenaude sur la tranche de la carte qui s'envolera sans déranger la pièce.

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Tenez de la main droite le fond de la bouteille et vous servant de la paume de la main gauche comme bouchon, ne laissez q'une étroite ouverture au goulot.  Par un effort pulmonaire énergique et graduel qui doit se prolonger quelques secondes, comprimez l'air de la bouteille que vous bouchez ensuite par un rapide mouvement de la main.

Dirigez l'ouverture de la bouteille vers la flamme d'une bougie et débouchez en partie le goulot par un mouvement brusque.

En s'échappant, l'air comprimé éteindra la bougie !

 

 

30.12.2010

Où se situe cet estaminet ?

Bonjour à tous les fidèles visiteurs de ce beau blog et une Bonne et Heureuses Année 2011 !!

J’aurais un petit défi à lancer aux chercheurs et « dénicheurs » d’anciens lieux de commerce bruxellois.

 Dans ce cas-ci, il s’agit d’un estaminet ou d’un café que mon grand-père fréquentait au tout début des années 1900.

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Il travaillait à l’époque pour les Ets. Vanderborght Frères situés au 52 rue de l’Ecuyer.

A mon avis, ce café ou estaminet devait être situé dans les environs…( ?)

J’ai joint 2 photos prises en 1908…. Peut-être que les annonces publicitaires pourraient fournir un indice ?

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Voilà… le défi est lancé et je serais heureux si on pouvait, éventuellement, découvrir le nom de cet établissementJ)

Un beau bonjour du Québec,

 

Joseph De Rijck.

 

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Les principales bières bruxelloises de l’époque sont la gueuze, la kriek, le lambic, le faro et la bière de mars.

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Une statistique de 1882 nous montre le nombre important des débits de boissons de l’agglomération bruxelloise :

-Bruxelles                                          3268 débits

-Saint-Josse-ten-Noode                                513 débits

-Molenbeek                                       943 débits

-Laeken                                                                464 débits

-Ixelles                                                  753 débits

-Saint-Gilles                                        662 débits

-Schaerbeek                                       727 débits

-Anderlecht                                        530 débits

-Etterbeek                                           239 débits

 

Total :                                                  8099 débits

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Parmi ces estaminets (avant la Loi Vandervelde), beaucoup débitent des liqueurs fortes et, accessoirement seulement, de la bière.  Il n’est pas rare de trouver, dans l’agglomération, des liquoristes qui écoulent « une pipe » de genièvre (environ 6 hectolitres) en trois semaines !!!!

 

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Et dans le quartier Nord dans les années 70s......

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11.11.2010

Figure du Vieux Marché

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Hommage à Henri De Staerke dit "Papou".... Merci à "Garçon" pour cette très belle photo.

10.10.2010

L’église des Saints Jean et Etienne aux Minimes.

L’intéressant livre « The Cult of the Black Virgin » d’Ean Begg à peine refermé, la raison de son silence concernant l’église des Minimes et sa chapelle de Lorette m’a fait sourciller. Je vous livre donc cette courte étude à considérer bien entendu ‘brute de décoffrage’, elle pourra peut-être déclencher une recherche nettement plus rigoureuse. De plus, il est triste de constater que Notre-Dame de Lorette semble bien oubliée en ce lieu somme toute sacré, que l’environnement de l’église – et son bâti - mérite une réhabilitation d’ordre divin.

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Ce lieu de culte, situé à la limite historique des Marolles, rue des Minimes, peut paraître écrasé par l’ampleur du Palais de Justice si le visiteur utilise cet ascenseur incongru qui mène vers le bas de la ville. Il en va autrement s’il emprunte la rue Haute, Porte de Hal dans le dos, et tourne dans la rue du Temple qui se termine par une volée de marches. Qu’il reprenne son souffle, tourne son regard vers la droite et l’église des Minimes se dresse fièrement ! Une vision assez fascinante qui plonge le visiteur dans le XVIIe siècle… Certes le recul pour observer l’édifice est mince, réminiscence des rues du Haut Moyen Age. L’adoption d’un appareil digital avec grand angle est requise. L’histoire récente de l’église a été chahutée par des ‘sittings’ et des occupations. Mieux vaut se rappeler que le site présente d’excellents concerts de musique classique. Un bel orgue baroque de François Noelsmans et datant de 1681, restauré par Guido Schumacher, résonne ici du feu de ses tuyaux d’airain. J’ai assisté par hasard à une ‘mise en doigts et pieds’ d’une oeuvre de Bach, peut-être  la ‘BWV 572 Fantasia G Major’ : magnifique et convenant bien à l’acoustique de ce bel espace ! Que cela ne nous éloigne pas du passé de l’édifice qui est flanqué sur sa droite d’une chapelle chère aux aéronautes.

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L’église Saint-Pierre près de la place Saint-Guidon (RD).

Tout débute à Anderlecht où les frères Minimes de l’Ordre de Saint François de Paule reçoivent des archiducs Albert et Isabelle, gouverneurs des Pays-Bas espagnols, l’autorisation de migrer vers Bruxelles. Vêtus de bures noires, adeptes de la contemplation et de l’étude, les frères s’étaient établis, en 1616, à proximité de l’église Saint-Pierre, près de l’actuelle place Saint-Guidon.

La raison de leur départ demeure inconnue, peut-être l’attrait de la capitale ? Si bien que le 7 décembre 1616, la duchesse Anne de Bournonville leur cède la maison d’André Vésale, l’anatomiste mort en 1564. Les frères installent leur couvent dans cet édifice et rêvent d’une église. Les suppliques filent bon train puisque le 6 avril 1621, l’Infante Isabelle elle-même pose la première pierre et l’édifice est terminé en 1625. Toujours active, Isabelle achète à fort prix une maison de débauche située juste à côté de l’église afin d’y bâtir une reproduction de la Santa Casa de Lorette, sur laquelle figure l’inscription « Que fuerunt Veneris nunc fiunt Virginis aedes » soit ‘ce qui autrefois fut le temple de Vénus est devenu aujourd'hui la maison de la Vierge’, histoire de signifier aux filles de joie que la rédemption est possible.

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Curieusement, cet assemblage de lieux saints est démoli à la fin du XVIIe siècle.

Le 28 octobre 1700, l’Electeur de Bavière, Maximilien II Emmanuel, pose la première pierre – serait-elle d’angle ? – d’une nouvelle église à l’emplacement que nous connaissons… avec sa petite chapelle de Lorette, à l’extérieur du bâtiment, et non intégrée au sein de ce dernier. Ceci sous la supervision de l’architecte père Philibert Bressand. Les lieux sont achevés vers 1715, plus ou moins car la façade ne reçoit pas sa deuxième tour, celle de gauche. Il est à noter que les matériaux pierreux proviennent de carrières situées à Uccle et plus précisément au quartier du Chat. Entité qui servira bien plus tard au regroupement de familles marolliennes expulsées par les travaux du palais de Justice.

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Hélas, ce n’est pas la fin des ennuis pour les frères Minimes. Le couvent cesse son activité le 7 novembre 1796, suite à la révolution française, pour être remplacé par un dépôt de mendicité en 1801, après la signature du Concordat… pour se voir à nouveau fermée en 1811, car on pense à nouveau installer une manufacture de tabacs, cette fois impériale ! Il devient ensuite un atelier de travail et de mendicité, une fabrique de tabacs en 1813, un atelier de lithographie en 1815. Les Hollandais y installent alors un hôpital militaire, une école et une prison pour femmes !

Les Marolliens disputent âprement la décision et les Français restituent l’église au culte : elle devient paroisse sous la protection de Saint Jean et Saint Etienne. Le clocher avec ses trois cloches du XVIe et XIXe siècle et les hauts de l’édifice sont restaurés en 1849.

 

 

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De toutes les églises, terme générique, Bruxelles s’offre une chronologie architecturale particulière. Soit cinq grands groupes pour simplifier : le romano-ogival et ogival (N-D de la Chapelle), la renaissance italo-flamande (N-D de Bon Secours), la transition entre l’italo-flamand et le néo-classicisme (N-D du Finistère), le néo-classique (St. Jacques sur Coudenberg) et le classicisme moderne (Sainte-Catherine). L’église des Minimes prend place dans la période de transition, soit le XVIIIe siècle. Qui parle de période transitoire pourrait croire que ‘c’est un peu de tout’, or il n’en n’est rien. L’église est « remarquable par la pureté de son style et l’heureuse harmonie de ses proportions », indique Des Marez. Une telle allégation mérite un détour par l’extérieur et une rapide promenade sous la voûte de plan basilical.

 

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De nos jours et sans doute jadis, seule la façade et une petite partie du flanc gauche s’admirent. Les Minimes sont engoncés dans les tissus urbains ; on ne se promène pas autour de l’église. Actuellement, d’un côté du porche, une chapelle accolée chapeautée d’une sorte de clocheton, puis une bâtisse commerciale qui forme le coin de la rue, de l’autre côté, une chapelle à l’identique noyée dans des murs de façade. La toiture est banale, seule la tour de droite rythme l’ensemble, dit-on. L’architecte a imposé un ordre simplifié de deux colonnes corinthiennes qui font saillies et de quatre pilastres surmontés d’un fronton hémisphérique qui se répète au-dessus de la porte centrale. Une fenêtre centrale et deux latérales surplombées chacune par une alcôve vide de statue.

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Gravures de la chapelle à Loreto et son plan (RD, Abbé Grillot).

Passant la porte, le visiteur découvre un vaste quadrilatère : la nef centrale accompagnée de deux bas-côtés terminée d’une abside hémisphérique. Six piliers poussent le regard vers le ciel de l’église. Quatre d’entre eux, au croisement du transept, supporte un dôme agrémenté d’un oculus. De part et d’autre de l’abside se situent deux chapelles avec étages ornés d’une balustrade. Pour ceux qui sont férus d’architecture symbolique ou mystérieuse à la ‘Paul de Saint-Hilaire’, il semblerait que le plan rectangulaire soit dessiné sur une proportion pythagoricienne : la largeur multipliée par le ‘nombre d’or’ (1,618) en déterminerait la longueur. De même, l’assise des piliers s’inscrirait sur deux carrés joints. Bien entendu, cette hypothèse ne peut se vérifier qu’avec les plans originaux, mais si tel en était le cas, une observation des proportions volumiques mériterait aussi une étude, à la recherche d’une harmonique d’or. Rassurons-nous, ces travaux n’ont jamais été effectués : le diable se dissimule dans les détails, non ?

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 Pas vraiment le compas dans l’œil pour les panneaux (RD).

L’église des Minimes est un lieu à « échelle humaine », elle n’écrase pas comme une cathédrale si belle fut-elle, elle ne confine pas comme une chapelle, plus individuelle.

Le mobilier attire le regard de par sa qualité : une Descente de la Croix de François Gérard (1770-1837), le Martyre de Saint Etienne par Ferdinand Delvaux (1782-1815) ou les Quatre Evangélistes de Pierre François (1759-1851). Le mausolée du comte Charles Ghislain de Mérode, bourgmestre de Bruxelles de 1805 à 1809, et de son épouse sculpté par Charles Geerts, mérite un détour attentif. Tout comme la chaire de vérité, encadrée des symboles remontant aux âges des Evangélistes, à savoir Marc le lion, Luc le taureau, Mathieu l’ange et Jean l’aigle, tous soutenant le monde !

 

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Au-dessus de l’entrée de la chapelle, belle évocation de la ‘Translation’ sur bois doré (RD.

Ce qui nous amène, après ce tour d’horizon, à retourner au porche et prendre après celui-ci vers la droite où se situe une annexe surmontée d’une lanterne qui donne accès à la Santa Casa de Lorette. Voici un culte particulièrement curieux et, partant, très intéressant puisqu’il a sa représentation dans les Marolles. La première chose à préciser est que « Lorette » n’est pas une sainte : c’est le nom d’un lieu situé en Italie. L’appellation doit se comprendre : Notre-Dame DE Lorette, provenant de Loreto.

De nombreuses chapelles portent ce nom de par l’Europe. Par exemple à Rochefort en Belgique ou près d’Arras, lieu de pèlerinage incroyable en faveur des soldats français disparus lors de la Grande Guerre, également deux en pourtour proche de la Capitale. En voici l’histoire, malheureusement fortement résumée.

 

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Vues de la chapelle de Lorette (RD).

L’histoire débute 33 ans avant notre ère. Marie reçoit la visite de Gabriel, c’est l’Annonciation, elle est enceinte par les Voies du Seigneur de Jésus. Ceci se passe dans sa chaumière de Nazareth qu’elle partage avec son mari, Joseph. Il s’agit d’une construction de trois murs de pierres dont un flanc est accolé à l’entrée d’une grotte. Les archéologues ont parfaitement relevé et étudié cet emplacement qui est vénéré des Chrétiens. Le catholicisme se développe, mais les Lieux Saints se voient convoités si bien que l’épopée des croisades démarre et Godefroid l’emporte en 1099. La victoire ne durera pas, en 1291, il n’y a plus d’états chrétiens au Proche-Orient. Comme le sanctuaire des parents de Jésus est un lieu de culte depuis plus de mille ans, il ne se conçoit pas qu’il soit abandonné à la force des cimeterres et du Croissant.

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Que faire puisque même les Templiers se sont repliés en Méditerranée ? Le Seigneur envoie alors ses anges pour extraire la maison et la transporter par les airs vers des lieux plus sûrs. Après, dit-on, une halte à quelques lieues de Nazareth, le 10 mai toujours selon la légende, elle est déposée sur les rivages de l’Adriatique, en Dalmatie (actuelle Croatie), près de Rijeka. On y découvre une statuette de cèdre représentant la Vierge et l’Enfant Jésus. Cette opération d’extraction aérienne est appelée la « Translation de la Sainte Maison ». L’évêque Alexandre apprenant cette arrivée a une vision pendant laquelle la Vierge lui explique l’affaire. Il conduit même une enquête jusqu’à Nazareth, sans doute pour vérifier les lieux.

 

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Mais le 10 décembre 1294, pour des raisons seules connues du Seigneur et de ses conseillers en aéronautique, la translation se répète : les anges passent l’Adriatique pour ‘atterrir’ près d’Ancône en Italie, dans une forêt possession d’une dame nommée Loreto d’où le nom de l’endroit. La Santa Casa devient immédiatement un lieu de culte important que la Papauté protège et promulgue en 1585 siège épiscopal. L’impact de Notre-Dame de Lorette sur le monde chrétien est très important au courant des siècles : de nombreuses chapelles ou basiliques portent ce nom.

Se rappelant que la translation s’est opérée par les airs, Benoît XV proclame en 1920 la Vierge de Lorette patronne des aviateurs ! Ainsi, Charles Lindbergh avait accroché dans le cockpit de son Ryan M-2 Spirit of St. Louis une médaille de Lorette, remise le 11 mai 1927 par le père Henry Hussman, avant son départ pour la fameuse traversée de l’Atlantique.

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La Vierge Noire portant l’Enfant (RD).

Pour en revenir à la chapelle de Notre-Dame de Lorette jouxtant l’église des Minimes, il fut un temps où des maquettes d’avion ainsi que d’autres artéfacts aériens étaient suspendus au plafond, à l’instar des ex-voto de marins. Bizarrement, ceux-ci ont actuellement disparu… Dommage. La chapelle est d’une simplicité céleste. Sur les parois de flanc deux fresques enfantines, l’une présentant Joseph à Nazareth, l’autre une scène de village de pêche. Une troisième fresque avec des éléments culinaires sert d’arrière-plan à une Vierge à l’Enfant qui fait directement penser à une Vierge Noire. Elle surplombe un large reliquaire de bois équipé d’une petite fenêtre de verre horizontale assez ternie où sont proposé au regard … un mystère au sens commun.

Vierge noire disons-nous car elle semble sculptée dans l’ébène, le Christ y compris.

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Gravure du XIXe, à noter les deux tours (DR).

Voici qui ajoute de l’intérêt à la Santa Casa des Minimes car ces statuettes se différencient des Vierges Blanches – de loin les plus nombreuses - de par la couleur même de leur ‘peau’. Les hypothèses vont bon train quant à leur apparition aux environs du XIe siècle. Elles succèdent ou remplacent d’anciennes divinités celtiques, ce qui est peu simple à vérifier vu le millénaire de différence en temps. Soit elles ont été promotionnées par Bernard de Clervaux, au XIe siècle, parce qu’il était obnubilé par le Cantique des Cantiques (Premier Testament, vers le IIIe siècle pour faire simple), aussi appelé Cantique de Salomon, où l’héroïne clamait « Je suis noire mais je suis belle, oh filles de Jérusalem », donc le mariage mystique avec son église, sa mère et ses fidèles. Plus sombre est l’appartenance à des milieux initiatiques tels les Templiers, ne pas les mentionner serait parjure…

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Plan de l’église des Minimes et croquis de son possible ésotérisme (RD).

Bref, l’existence des Vierges Noires demeure un sujet très pointu sur lequel nombre de chercheurs se sont limés dents. Ceci dit, acceptons ce simple fait : l’impact de la Mère du Christ, ignoré dans les premiers temps, est en l’An Mil une sorte de révolution au sein du catholicisme – terme générique -, Noire vis-à-vis de sa concurrente Blanche, elle augmente son influence en ces périodes troubles, en faveur de l’église.

Gardons sang-froid et respectons ceux qui y accordent une éventuelle importance.

 

Robert Dehon

 

 

Notes

L’Infante Isabelle est célèbre pour la couleur de sa chemise : lors du siège du port d’Ostende de 1601 à 1604 et selon le légendaire belge, elle décida de ne plus changer de chemise avant la victoire des Espagnols, d’où l’expression « couleur isabelle » que je vous laisse deviner.

Il est curieux de noter que l’intérieur du cône d’hélice du Ryan M-2 de Lindbergh était affublé d’une croix gammée lévogyre accompagnée des signatures des techniciens de la compagnie Ryan qui ont modifié l’appareil. Etant lévogyre, pointant vers la gauche, c’est un symbole porte-bonheur ; dextrogyre, pointant vers la droite, c’est le symbole choisi par Hitler en 1920.

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Meise : Vierge Noire et le monogramme de Marie « Ave Maria Mater Iesus Hominis Salvator Redemptor » sur le linteau (XIXe siècle) - RD.

En Belgique l’on compte – inventaire non exhaustif - 22 chapelles de Lorette, 15 en Wallonie (la plus célèbre étant celle de Rochefort, 6 en Flandres (dont celle de Ronse/Renaix) et une à Bruxelles. Les plus proches de la Capitale sont celles de Meise (Klepperstraat) et Sint-Pieters-Leeuw (Steenbergerstraat). Il ne semble pas exister un réel inventaire des chapelles de Lorette pour notre pays : avis aux amateurs !

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Sint-Peeters-Leeuw : chapelle moderne de 1953 érigée par le club auto-moto (!?!) de Vlezembeek, pas de Vierge Noire (porte brisée) - RD.

Il n’y a pas que la Santa Casa qui a été transportée de par les cieux, Eugène Zimmer donne cet exemple : « Trois chevaliers de Saint-Jean sont faits captifs au Caire lors de la Première Croisade. Aidés par une statue miraculeuse taillée par des anges, ils convertissent la fille du sultan, Ismérie, et tous sont transportés par les airs pour atterrir dans les environs de Laon, à Liesse en France. Arrivés près d’une source, la statue devient trop lourde et un premier oratoire est bâti pour l’abriter ». Il s’agit d’une Vierge Noire ; l’oratoire est agrandi en chapelle puis en basilique » (voir sources).

Il est aussi à noter que le dernier épisode de la formidable série « Secret Army » de la BBC, une séquence se passe dans la rue des Minimes avec l’église en arrière-plan ; les scènes intérieures sont prises dans une église de Londres.

Vierges Noires : si vous tapez ces termes en français sur Google, vous accédez à plus de 175.000 liens. Méfiez-vous, il y en a qu’une poignée de sérieux, disons cinq, les autres (174.995) reçoivent sans partage l’oscar du farfelu souvent teintés de relents d’extrémisme de tous bords (!), destiné, bien entendu, aux gogos du même métal !

Enfin, vous pouvez consultez le site MultiMap/BING (http://www.multimap.com/maps/?qs=&countryCode=BE ), vous zoomez sur Bruxelles à partir de la carte, puis sur l’église des Minimes ; cliquez sur ‘Aerial’ pour passer en vue satellite, puis cliquez sur ‘Bird’s Eye’ et vous avez un choix de vues obliques… des boutons fléchés vous permettent de tourner autour du site. Malheureusement, cette fonction n’est pas disponible pour l’entièreté du pays et il est interdit de copier les images pour publication (voir les FAQ).

 

Sources

« Les monuments civils et religieux – tome 1 », Guillaume Des Marez, Touring Club, mars 1918.

« Découverte de Bruxelles », Albert Guislain, L’Eglantine, 1931.

« La Belgique illustrée », Emile Bruylant, Bruylant-Christophe & Cie, 1893.

« Y a-t-il vraiment un mystère des vierges noires », Eugène Zimmer in Kadath n° 66, 1987.

« The Cult of the Black Virgin », Ean Begg, Arkana, 1996.

« La Sainte Maison de Lorette », Abbé A. Grillot, A. Mame et Fils, 1876.

Dans sa série « Les mystères de… » éditée chez Rossel, feu Paul Meurice alias ‘Paul de Saint Hilaire’ n’évoque mystérieusement pas l’église des Minimes.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

20.06.2010

Anderlecht autrefois

rue paepsen

Son histoire : http://fr.wikipedia.org/wiki/Anderlecht

hopital

 place de la constitution école charles buls

place bara

 A hensmans et fils rue bara

Ets Hensmans & fils rue Bara

place bara2

 gare du midi

gare du midi

rue wayez

 

08.06.2010

Invitation 14ème Chapitre de l'Ordre du Bloempanch

affiche chapitre

 

INVITATION AU

14ème CHAPITRE DE L’ORDRE DU BLOEMPANCH

SAMEDI 12 JUIN 2010

 

PROGRAMME :

 

Rendez-vous :

 

13.00 : Au Wiels Renard, 233 rue Haute (coin de la rue des Renards)

13.30 : départ en cortège, sous la conduite de la Fanfare du Meyboom, de notre          Porte-Drapeau – l’Agent 15 et Lydia Da Rocha Miss Bloempanch 2009-2010.

 

Suivent ensuite, les délégations des associations folkloriques, les invités d’honneurs, les futurs intronisés et les membres et amis du Bloempanch

 

13.45 : montée du Bloempanchgang et ‘Op de Marolle – (plaques de rues) – Hommage à notre ami Bich et ensuite arrêt au 44, rue de la Prévoyance devant la plaque commémorant les Funérailles fictives d’Adolphe Hitler le dimanche 10 juin 1945.

14.00 : Hommage au « Monument aux Vivants » in de Builestroet  - Dépôt de gerbe – Hymne National Marollien

14.15 : Arrêt …. Désaltérants chez nos membres Sponsors :

Wiles Renard – Au Petit Lion – Bar Espagnol de la rue Haute

14.45 : 186, rue Haute : arrêt au « Polakkegang », qui fut le haut lieu du Théâtre de Toone de 1932 à 1944.

15.00 : Rue Joseph Stevens : arrêt désaltérant chez notre Sponsor Geoffrey, patron de la Taverne – Restaurant le « Schievelat » info : http://www.skievelat.be/sablon.htm

 

15.15 : direction le Sablon, rue Lebeau, rue de l’Hôpital, rue du Lombard, rue Charles Buls

15.30 : Cour de l’Hôtel de Ville de Bruxelles à la Grand’Place

15.45 : Tour de la Grand’Place en fanfare

16.00 : 14ème Chapitre de l’Ordre du Bloempanch en la Salle Gothique avec l’intronisation des nouveaux membres ‘Honoris-Causa’ (avec entre autre Sophie Peeters  (sofei vandenaemet) créatrice du blog ‘c’était au temps où Bruxelles brussellait’)

16.30 : Salle des Mariages de l’Hôtel de Ville

- drink offert par la Ville de Bruxelles

-dégustation de Bloempanch et Royal Tremblant

17.30 : Tour d’honneur de la Grand’Place en fanfare et ensuite, direction la statue de Menneke-Pis par la rue Charles Buls et la rue de l’Etuve

18.00 : arrivée devant le Petit Julien (Menneke-Pis) habillé en ‘Boucher Belle Epoque’

- la statuette est dévoilée par les nouveaux intronisés

- hymne national Marollien et jet de chicklets

- Menneke-Pis débitera pour l’occasion, du Faro Cantillon aux son des airs populaires de la Fanfare du Meyboom

19.00 : Clôture du 14ème Chapitre

Nous vous attendons nombreux pour l’occasion...

Bob De Backer président de l’Ordre du Bloempanch

lydia et Toone

Lydia Da Rocha Miss Bloempanch 2010 est la  nièce de Sophie Peeters (sofei).  Elle  est née dans la Marolle et a grandi place Emile Vandervelde (sablon).  Ses parents étaient les tenanciers du Café des Arts… actuel  Bar/Restaurant Sckievelat.  Commerciale de formation, elle est également chanteuse et DJ … visitez son site : http://www.myspace.com/lydiadarocha

lydia et deejay joss mendozah
Il y a environ 2 mois, elle a composé un duo avec le célèbre Deejay Joss en voici la video lors des NRJ Tour à Waterloo.

 

Voici son dernier single très bien placé actuellement dans une compil...

Si vous êtes à la recherche d'une chanteuse (également compositeur)... Laissez-moi un message, je ferai suivre :)

04.06.2010

Election de Madamde Chapeau 2010

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 Jaja ... madame chapeau et Jeancke

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Nicky, madame chapeau et Jaja

Ce samedi 5 juin 2010

Election de Madame Chapeau 2010 à la Place Rouppe dès 13h30..... Volle ambiance !!!!!

Fête au Vieux Marché (marché aux puces)

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Les Fêtes du Vieux Marché 2010
dimanche 6 juin
à partir de 11h sur l'esplanade de l'ancienne caserne des pompiers
Animations, musique, nomination des nouveaux Ambassadeurs auprès du Vieux Marché .....

Info : http://www.marcheauxpuces.org/index.html

 

02.06.2010

Un héliport en plein centre de Bruxelles (suite)

S58 expo 58[1]

Certains ironisent actuellement sur les réalisations dans les années 1950-60, de réseaux d'hélicoptères civil, considérant cela comme une utopie.  Bref rappels : lors du symposium 1953 de le l'IATA, on tenta de définir un double standard : le standard d'utilisation des hélicoptères civils et de transport et le standard technique de l'appareil de transport.  Protagonistes : essentiellement les principaux constructeurs d'hélicoptères américains et britanniques ainsi que les grandes compagnies aériennes.  On notait aussi la présence d'un représentant de l'armée américaine.  Cette présence, très marginale, était cependant importante à double titre : d'une part, les militaires, avaient une expérience dépassant de loin celle des utilisateurs civils ; d'autre part, à cette époque, il n'existait pas de modèles d'hélicoptères spécifiquement militaires ou civils, c'est pourquoi, les armées étaient fortement intéressées par une réunion devant définir les caractéristiques des nouveaux appareils standards de transport.

S58 Zavetem1[1]
 

Les compagnies aériennes américaines, regroupées au sein de l'Americana Transport Association (ATA) considéraient que l'hélicoptère pouvait trouver une utilisation efficace et rentable essentiellement sur des distances de quelques dizaines de kilomètres, en concurrence avec les trains de banlieue, et plaidaient donc pour des lignes métropolitaines.

 S62 Zaventem[1]

Par contre, les compagnies européennes voulaient développer des lignes interurbaines.  Ainsi, la Sabena et la BEA, les seules compagnies au monde ayant commencé l'exploitation commerciale, étaient favorables à des lignes beaucoup plus longues reliant les grands centres urbains européens sur une distance variant de 100 à 400 kilomètres.

héliport pub
 

Les hélicoptères de la SABENA.

Bruxelles a possédé pendant des années (1953-1966) un héliport en plein centre ville au lieu dit l'Allée Verte.  Contrairement) des villes comme New York, les hélicoptères n'atterrissaient pas sur les toits de buildings mais bien sur le sol.   Le réseau reliait, via cet héliport les principales villes limitrophes de la Belgique : France (Paris Issy-les-Molineaux), Hollande, Allemagne, au total 13 escales.... Une navette existait aussi entre l'aéroport de Bruxelles et cet héliport urbain.

viaduc

héliport 2

 vertol 44..[1]

Après avoir commencé avec le Sikorsky S55 (uniquement pour distribuer le courrier entre une demi-douzaine de villes), la bête de somme fut le Sikorsky s58 (immatriculé 00-SHA à K)  pouvant emporter 12 passagers (10 si le vent était défavorable) et qui consommait 340 litres d'essence à l'heure !!!! ....

Vertol 44[1]
 

La demande a été extrêmement forte pendant l'Exposition universelle de Bruxelles 1958 (dont le dernier vestige ou presque est le célèbre Atomium) a tel point que la SABENA dû louer à New York Airways des Sikorsky s62 et des birotors Vertol 44 (immatriculé N74057 et N74058).  Il fut créé un héliport sur le site même de l'Expo en plus de l'Allée Verte et l'aéroport.

panorama expo 58

 héliport

La SABENA demanda dès 1960 la suppression du réseau ... ce qui fut refusé par le gouvernement belge !  Il fut cependant supprimé en 1966 car les recettes ne couvraient que 27% des dépenses. 

 

Merci à monsieur Paul Botte pour ce bel article

paul botte

26.04.2010

800ème anniversaire de la Chapelle ... tout un quartier en fête le 8 mai 2010

800ème anniversaire de la paroisse de la Chapelle

affiche chapelle

 

En 2010 a lieu l’anniversaire des 800 ans de la paroisse de la Chapelle.   De ce fait, cette année marque l’édification du quartier « des Marolles » en tant que territoire. 

Pour fêter dignement ces 8 siècles, le Centre Culturel Bruegel organise durant toute l’année,  des festivités reprenant les évènements marquants de l’histoire et de l’identité du quartier et de ses habitants. 

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A cette occasion, en partenariat avec les habitants, les écoles, les commerces des environs, le Centre Bruegel organise le 8 mai 2010, une grande fête tout autour de l’église.  Une multitude d’activités retraçant la création du quartier est prévue ce jour-là. 

Vous pourrez admirer 12 bouffons bonimenteurs, 6 nouveaux géants représentant chacun une école primaire du quartier, il y aura également le photomaton itinérants.

A travers le quartier, vous replongerez dans l’histoire grâce aux divers participants. 

-         Les confréries, les métiers, l’Ancien grand serment royal et noble des arbalétriers de Notre-Dame du Sablon, un marché biologique, l’Ordre du Bloempanch, des anciens jeux en bois, un parcours retraçant les tableaux de Bruegel, des danses bruegéliennes, une dictée en bruxellois dans l’école Baron Steens,  la vie des capucins à la place du Jeu de Balle, l’histoire de Mozart à Bruxelles, la participation des Archives de la rue des Tanneurs, un cabaret chantant dans le jardin de la Porte Rouge, un thé dansant rue du Miroir, représentation des luttes pour le suffrage universel dans les bistrots de la rue des Renards, initiation au skate board pour les jeunes et pour clôturer cette journée de fête, un Bal populaire…..

Bref….. Un programme bien chargé !

place de la chapelle
 

L’accès aux activités est gratuit.  Vous trouverez le programme complet sur le site  http://800anschapelle.be

 Pour info,

Coordination : Centre Culturel Bruegel – Christine Rigaux

christine.rigaux@ccbruegel.be  0494 06 40 74 – Rue Haute 247 – 1000 Bruxelles

 

Venez  nombreux  le 8 mai 2010 pour fêter cette journée inoubliable !!!!

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Bob De Backer... président de l'Ordre du Bloempanch

le jour-là, l’Ordre du Bloempanch participera aux festivités de 10h à 18h  avec un stand de vente sur la place de la Chapelle. 

Pour cette occasion, il y aura entre autre, la parution d’une brochure consacrée aux spécialités culinaires bruxelloises. 

Je serai bien entendu présente…. Profitons-en pour faire connaissance…..

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Place de la Chapelle dans les années 30

On retiendra pour l’histoire, que Pierre Bruegel le Vieux meurt probablement le 5 septembre 1569 et fut inhumé dans l’église de la Chapelle aux côtés de son épouse.

Pierre Bruegel logeait à cette époque à l’angle de la rue Haute et de la rue de la Porte Rouge. 

Son fils, commanda à Pierre Paul Rubens un tableau qu’il fit placer dans la Chapelle  en mémoire de son père.  Ce tableau représente Le Christ remettant les clés à Saint Pierre. 

En 1765, la fabrique de l’église vendit la toile à un marchant d’Amsterdam pour la modique somme de 5000 florins !!!!  La seule condition fut que l’acquéreur fasse exécuter une copie à ses frais.  Celle-ci figure encore à la place de l’original…..

chapelle marché

A l’intérieur de la Paroisse, vous pouvez également admirer le monument funéraire d’Anneessens…..  Mort en 1719 pour avoir défendu les privilèges des artisans.    

Histoire de Notre Dame de la Chapelle : http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89glise_Notre-Dame_de_la_Chapelle

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Jadis, en juillet dans le quartier de la Chapelle, il y avait la kermesse « del Blatte » ou « Schollekermis ».  Précédait  à cette fête, une procession où se côtoyaient les aristocrates de la rue aux Laines et les habitants du quartier.

Pourquoi « del Blatte » ?  Parce qu’avant la construction du Palais de Justice, il y eut là une rue des Feuilles…. Traduction du flamand « blad » … qui était aussi celle de la ducasse.

De souvenirs de bruxellois, j’ai pu entendre et lire que le samedi soir, cette kermesse était le prétexte à une gargantuesque ripaille !  Que les habitants fêtaient l’évènement en vidant des litres de bières et en mangeant des kilos de crabes, de crevettes et des « bintjes de scholles ».  (Scholle – plies)

Que les gens circulaient dans les rues en se penchent en avant, puis se rejettent en arrière  tout en chantant et en riant à gorges déployées….

« En en dikke panch,n en en snei van’t varke

Boere leive dat es plaizant »…..

Ou encore :

« Oh ! Mieke Pijpe kop !

Geeft ons nog en bobijntje !

Lever een groet alse en kleintje

As er mo genèvel in es ! »

 

A l’heure actuelle, la Marolle s’est transformée radicalement et ce, depuis le siècle dernier.  Peu à peu, elle a perdu son atmosphère et son caractère.  Elle était comparable à aucun autre quartier de la capitale.  Probablement grâce à sa population qui a l’origine était née d’un mélange de Flamands bruxellois et d’ouvriers wallons …. Des maçons venu travailler à la construction des églises. 

De cette fusion ethnique est née une population à l’esprit d’indépendance, hospitalière  avec un  grand cœur …  toutefois capable de colères homériques mais pas rancunière !

04.04.2010

La plus populaire des actrices bruxelloises

ESTHER DELTENRE La plus populaire des actrices Bruxelloises.

Comédienne Chanteuse née à Lessen (à vérifier)le 26 mai 1877 et décédée à Forest le 24 octobre 1958 à Forest.

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Elle a seize ans…. Elle est déjà la vedette du Casino de la Bourse, dans un tout de chant.

On pouvait lire dans le « Soir Illustré » du 25/09/1947 au sujet d’Esther Deltenre,  l’article suivant :

Réception chez le Prince Régent, croix de chevalier de l’Ordre de la Couronne, médailles honorifiques de la ville de Bruxelles, parchemin lui conférant le titre de citoyenne d’honneur de la commune de Saint-Josse-Ten-Noode, représentation de gala aux Folies-Bergère, son théâtre actuel, discours, cadeaux, fleurs….. Rien n’aura manqué pour fêter les soixante ans de théâtre et les septante ans de la plus populaire des actrices bruxelloises, la joviale ESTHER DELTENRE. 

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Esther Deltenre à la sortie du Palais Royal, où le Prince Régent vient de lui remettre la Croix de Chevalier de l’Ordre de la Couronne.

On peut même dire que jamais actrice de chez nous ne fut fêtée avec tant de solennité, avec tant d’enthousiasme.  C’est que sa longue carrière artistique en fait une « recordwoman » peu banale !

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M. Verruck, directeur des Folies-Bergères, offre à Esther Deltenre le bijou de l’Ordre de la Couronne.

Elle a débuté à l’âge de dix ans dans un café-concert du boulevard du Hainaut – et que, comme le fit remarquer notre sympathique bourgmestre M. Van de Meulebroeck en lui remettant la « médaille de Bruxelles » , elle est la créatrice d’un genre dramatique : le genre Esther Deltenre.

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M. Van de Meulebroeck offre à l’artiste la médaille honorifique de la Ville de Bruxelles.

Ces distinctions extraordinaires méritaient bien un hommage exceptionnel.  Il n’est pas un acteur du terroir qui n’ait été son partenaire : Nossent, Libeau, Roels, Devère, Prosper De Wit, Murio, Rittche, Festerat, Miller, Mussière, Floro, Vodé, Simone Max, Vaerewijck, Van den Broeck, Emmy Van Es (nous citons au hasard de la plume), figurent parmi les contemporains, Jacque, Crommelynckx, Strack, Harzé, Delrez, Milo, Lejeune, Baltus, Genot, Fernande Dumont, De Bauw, Minet sont à citer parmi ceux d’autrefois, aujourd’hui disparus, qui furent ses camarades de plateau, et si l’énumération de ces noms ne dit pas grand’ chose à la présente génération, elle évoquera bien des souvenirs aux générations précédentes, de bons souvenirs d’une bonne époque faite de joie tranquille et de souriante insouciance. 

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Au temps des crinolines, avec Jacque (Olympia 1903)

Et nous oublions les comiques de province qui lui donnèrent tout aussi allègrement la réplique : Van Aerschot, Van den Bosch, Lamoen, d’Anvers, ;  Rinchon et Sabeau, de Charleroi ; Van Daele, de Gand ; Fauconnier, Delaxhe et Donat Wagner, de Liège.  Car notre Esther mérite le qualificatif de national qu’on joint d’habitude à son nom, ayant promené dans toutes les principales villes de notre pays son infatigable et inimitable humour. 

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Ceux d’autrefois.  De gauche à droite : Merin, Crommelynckx, Esther Deltenre, Jacque, Léopold, Nicolas Ambreville (1905)

Bien mieux : elle est aussi une vedette internationale, puisqu’elle se produisit sur la scène du Casino de Paris, en compagnie du plus célèbre des fantaisiste français, c’est-à-dire Maurice Chevalier, qui est resté l’un de ses plus chers amis…

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Un autre joyeux partenaire : Nossent.

Mais c’est surtout au point de vue rétrospectif que la rondouillarde et toujours jeune Esther est la plus évocatrice.  Elle rappelle de vieux théâtres à présent disparus : l’Olympia, à présent remplacé par un cinéma et qui se trouvait en face de l’actuel théâtre de la Bourse, la Brasserie Flamande, le Casino de la Bourse  rue Van Praet ; la Scala, place de Brouckère, l’Alcazar, rue d’Arenberg. 

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Elle s’est éprise d’un « tchouk-tchouk », lequel n’est autre que le comique anversois Van Aerschot.

Ce fut à l’Olympia qu’elle incarna la fameuse Casque d’or, célébrité parisienne jugée indésirable par notre gouvernement et qui fut expulsée de Bruxelles un beau matin. 

« Chers Bruxellois, j’ai soupé d’votr’ figure,

Vous n’verrez plus la môme Casque d’Or. »

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Un de ses triomphes : Casque d’Or, indésirable célébrité parisienne.

Ce fut à la Scala qu’elle chanta le premier bassin populaire de natation aménagé en notre ville :

« Les ketjes des Marolles

Accour’nt en bandes folles

Comme les chics messieurs

Dans mon local spacieux »

 

Ce fut à la Scala qu’elle arbora le fringant uniforme de cantinière des « chasseurs de prinkères », la chasse aux hannetons au Bois de la Cambre donnant lieu, chaque année, à une expédition de gais lurons qui, le soir venu, regagnaient leurs pénates dans un état plus ou moins « vaseux ».  Heureux temps où les hannetons étaient nos seuls ennemis auxquels il fallait faire la guerre !

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N’est-ce pas qu’elle a l’allure martiale, cette cantinière du régiment des « chasseurs de prinkères » ?

Ce fut à l’Olympia qu’elle chanta les vertus de notre « Kip-Kap » national avec Nicolas Abzreville, son émule en corpulence. 

 

Ce fut à la Scala qu’elle blagua le concours de politesse institué pour les marchandes de quatre saisons par Charles Buls.  Et les bouquets qu’elle offrait au public étaient plutôt sonores…..

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La leçon de politesse à l’Olympia en 1899

Ce fut à la Scala qu’on la vit jouer du trombone, personnifiant  une des « gretchens » qui, à l’Exposition de 1910, composaient les orchestres allemands qu’animaient de leurs flonflons la section germanique…

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Et la voilà personnifiant une « gretche » de l’Exposition de 1910

Car, avant de passer à la Gaîté, à l’Alhambra et aux Folies-Bergère, la dynamique Esther fut surtout la pensionnaire de la Scala, de l’Olympia et des Galeries.

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La voici en acrobate, avec Merin, Léo et Jacque dans une revue.

Bref, c’est tout le vieux Bruxelles qu’elle a chanté de sa voix claironnante, forçant le succès par un entrain, une verdeur, une force comique irrésistible.

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« Qui veut de bonnes couques de Dinant ? »

Esther Deltenre se produisit aussi, tout aussi triomphalement, dans des comédies, des opérettes, des parodies diverses (ceux qui  l’ont vue en Mimi dans « la Petite Bohème » ne l’oublieront jamais !).

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Elle explique à deux autres commères des Folies-Bergère (Mmes Martens et Berodes), le mystère des soucoupes volantes (1947).

Mais c’est dans la revue qu’elle a conquis son plus beau titre de gloire et cela suffit à la classer parmi les acteurs belges les plus dignes de notre reconnaissance et de notre admiration, ce genre de pièces ayant, de tous temps, jouis des faveurs de nos compatriotes.

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Les Folies-Bergère nous présentent Esther Deltenre en … M. Van de Meulebroeck ! (un rôle d’homme) !  Elle avait déjà représenté, en 1910, Armand Fallières, … autres « rondeur »

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Article de Fernand SERVAIS.

 

Pour terminer, je citerai la définition du livre « le folklore bruxellois de A à Z » de Bob de Backer et Daniel Polet :

ZWANZE (la) : La zwanze bruxelloise est la grosse blague fraîche et joyeuse…. Elle est une des manifestations les plus pures du vrai folklore.  Tout Bruxellois a dans le cœur un « zwanazeur » qui sommeille.  La bière est à la zwanze ce que l’œuf est à la poule, en d’autres mots, elle est la cause et la conséquence.

…Et je pense  que notre Esther nationale était un réelle « zwanzeuse » …

Sofei

01.02.2010

Le folklore bruxellois au salon des vacances 2010

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Les acteurs du Meyboom sont  invités pour la 2ème fois à participer au Salon des Vacances. 

Très heureux et fiers, ils ont répondu présent. Leur stand sera situé  au Palais 2 du 04/02/2010 au 08/02/2010 de 10H à 18H, et ils défileront en cortège  le 6 février.  

C’est une véritable joie de les voir  déambuler dans les palais et, le public, tant dans les stands ainsi que les visiteurs, sont émerveillés et contents de voir ainsi un petit morceau de folklore Bruxellois venir ainsi vers eux !

Le cortège défilera dans les allées des palais le samedi 6 février entre 10H00 et 12H30 et de 13H à 14H.  (Ils quitteront le palais 4 en passant par le palais 5 pour arriver au palais 6 et referont le chemin en sens inverse dès 13H) …

meyboom cortège
 

Il s’agit d’une véritable vitrine du folklore bruxellois ! Durant quelques jours, le Meyboom sera  montré par le biais des Géants qui y prôneront  en bonne place, tels les gardiens d’une tradition plus vivante que jamais.

Au stand, des projections photos et vidéo sont également prévues.

bonjour de bxl

C’est dans une ambiance conviviale et un esprit de zwanzeurs typiquement bruxellois, qu’ils espèrent vous voir nombreux !

Bon accès gratuit ici : http://www.salondesvacances.eu/BEFR/site/freeticket.aspx

Site officiel du Meyboom : www.meyboom.be

 

 

26.01.2010

A table ! T'es van Brussel - Pierre Wynants

 La Belgique ayant connu plusieurs identitées différentes et Bruxelles étant principalement un mélange de culture flamande et wallonne, on ne peut  prétendre qu’il existe  une « vraie » cuisine bruxelloise.  Ne négligeons quand-même pas les produits « bien de chez nous » comme par exemple, le chicon, le chou de Bruxelles, le bloempanch, etc….

Affirmons dans ce cas, qu’au cours des siècles et certainement depuis le règne de Charles V, la population a appris à accommoder à sa façon les mets et que nos recettes sont quasi inchangées depuis. 

Aujourd’hui, Bruxelles possède ses grands chefs et sa cuisine est mondialement reconnue !

Présentation du livre de Wynants 4 mai 09056

Pierre Wynants, Bob De Backer (président de l'Ordre du Bloempanch) et Moi... Sofei ....

Lors de la présentation de son nouveau livre, c’est au restaurant Saint Guidon du stade Constant Vanden Stock à Anderlecht, que j’ai eu le plaisir de rencontrer le très célèbre Chef du restaurant « Comme Chez Soi »…. Pierre Wynants.  

carnet de recettes001

Pour cette occasion, Pierre Wynants avait concocté un excellent menu composé de certaines  recettes de son carnet de cuisine.  

carnet de recettes002

C’est avec beaucoup d’émotions, que je me suis permise de lui demander de bien vouloir dédicacer son livre….

 Vous pouvez vous procurer son livre dans les bonnes librairies ou en ligne aux éditions Racine

A présent, je ne me permettrai pas de publier les recettes de Pierre Wynants, mais je vous fais part de quelques unes bien célèbres de Bruxelles.

Entrée chaude ou froide ou simplement à l'apéro coupé en cube

tete

La tête de veau en Tortue

 

-Prenez une demi-tête de veau (gardez la cervelle que vous ferez cuire à part)

-Faites dégorger la tête dans de l’eau froide pendant 12 heures en hiver ou 6   heures en été en ayant soin de changer régulièrement l’eau  

-Faites dégorger la cervelle durant 2h dans l’eau vinaigrée

Préparation :

Dans une grande casserole, faites bouillir de l’eau  avec une bonne pincée de sel 

-Plongez y la tête, 1 gros oignon, 2 carottes, 1 gousse d’ail 

-Délayez 1 cuillère de farine dans 2dl de vinaigre et ajoutez cette préparation à l’eau de cuisson   

-Laissez cuire à feu doux pendant 4 à 5 heures

-Un quart d’heure avant la fin de cuisson, faites pocher à part, la cervelle dans un peu de bouillon et laissez la  refroidir.

On peut envelopper la tête dans un linge fin.  Et pour l’empêcher de noircir on ajoutera de la graisse de bœuf qui formera une couche au-dessus du bouillon. 

…Pendant ce temps, préparer la sauce…

Le roux

Faites fondre un morceau de beurre (50gr), ajoutez 50 gr de farine, mélangez jusqu’à ce que la préparation prenne couleur.  Mouillez avec 500 ml de bouillon de poule ou de veau et laissez cuire jusqu’à l’obtention d’un roux brun.

La sauce tortue

-Dans une autre casserole faites chauffer 2.5 dl de Madère 

-Salez légèrement, poivrez, ajoutez, 3 carottes, 2 branches de céleri,  thym, laurier, une pincée de sauge, de romarin, de basilic, de marjolaine, de noix de muscade, 1 clou de girofle broyé, de cannelle, une échalote hachée et un demi bouillon cube

-Laissez réduire de moitié sans laissez bouillir et passez au chinois

-Remettez la sauce sur une source de chaleur  

-Ajoutez 4 cuillères à café de concentré de tomates, une feuille de gélatine, des champignons coupés et une tranche de jambon dégraissé détaillé en lamelles.

-Réunissez le contenu des deux casseroles dans un plat, goûtez et rectifiez l’assaisonnement  (La préparation doit être bien relevée)

Quand la tête cuite et refroidie 

-Désossez et détaillez la viande en morceaux

-Réchauffez la sauce, ajoutez une feuille de gélatine.

Dans un plat creux

-Faites un montage avec les morceaux de viande, de langue, de morceaux de cervelle cuite et couvrez de sauce 

-Placez au frigo pendant 12h. 

Au moment de servir :

tête de veau tortue009
 

Coupez en tranches et accompagnez d’œufs cuits durs et de cornichons.

Variante :

On peut également faire fondre légèrement cette tranche dans une poêle et servir celle-ci avec des frites, des œufs cuits dur et des cornichons

croquettes aux crevettes010

Entrée chaude

Les croquettes aux crevettes

Ingrédients pour 6 à 8 personnes

 

120 gr de beurre

3/4 de l de lait

1 kg de crevettes grises non épluchées

1 oignon haché grossièrement

1 branche de céleri blanc coupée en morceaux

1 carotte coupée en morceaux

1 dl de crème

130 gr de farine

1 jus de citron.

 

Pour panner les croquettes

2 œufs

Chapelure, muscade

Poivre et sel.

 

Préparation

 

Epluchez les crevettes.

Faites étuver le céleri, la carotte et l’oignon dans 20 gr de beurre.

Ajoutez les parures de crevettes (queues et têtes).

Mettez-y le lait.

Laissez cuire à petit feu et réduire jusqu’à obtenir 1/2 l de jus (entre 1 et 1h30). Filtrez.

Travaillez la crème avec les jaunes d’oeufs (gardez les blancs au réfrigérateur jusqu’au lendemain).

Mettez le reste du beurre dans la casserole, faites un roux avec la farine.

Versez le court-bouillon de crevettes et laissez cuire 10 minutes à petit feu en tournant.

Pour que les croquettes soient plus crémeuses, vous pouvez ajouter 50 gr de gruyère. Hors du feu, ajoutez la crème avec les oeufs et les crevettes épluchées, salez, poivrez, ajoutez la noix de muscade.

Pressez-y un jus de citron.

Placez au réfrigérateur jusqu’au lendemain sur une plaque huilée.

 

Le lendemain,
Battez vos blancs d’oeufs avec un peu d’huile

Sortez la préparation des croquettes du frigo et mettez-les en forme

Passez les dans les blancs d’œufs battus ensuite dans la chapelure (si possible faite maison avec du pain rassis)

Faites frire à 180°.

Sevrez avec des branches de persil frit et des quarts de citron.

poussin

En plat :

Poussins à la bruxelloise

Pour 4 personnes

4 poussins avec leurs foies

2 oignons

100 g de beurre

1 kg de chicons (witloof)

1 c à s de lardons fumés

Noix de muscade râpée

Sel et poivre

 

-Assaisonnez les poussins à l’intérieur

- Hachez les foies et 1 oignon …. Mélangez le tout et farcissez  l’intérieur des poussins

-Mettez la moitié du beurre dans une casserole et faites-y dorer les poussins

-Quand ils sont bien dorés, retirez-les du récipient et réservez au chaud

-Faites fondre le reste du beurre, ajoutez le deuxième oignon haché finement

-Quand celui-ci devient transparent, ajoutez les chicons nettoyés et coupés en tronçons

-Assaisonnez légèrement avec le sel, le poivre et la muscade râpée

-Laissez fondre les légumes pendant  5 minutes et mettez les poussins par-dessus

-Couvrez la casserole et laissez cuire durant 25 à 30 minutes sur feu moyen

-En cours de cuisson, ajoutez régulièrement un filet d’au chaude, mais veuillez à ce que le jus ne soit pas trop liquide.  Rectifiez l’assaisonnement si nécessaire 

-En fin de cuisson, dressez les légumes sur un plat préalablement réchauffé et disposez les poussins par-dessus.

-Accompagnez de pommes de terre persillées. 

bigorneaux

A l'apéro :  

Les  caricoles (bigorneaux) comme à la charrette ….

 

Pour  1kg

2 brindilles de thym

2 feuilles de laurier

1 dl de vin blanc sec

1 l ½ d’eau

1 touffe de persil (avec racine…. C’est indispensable)

1 pincée de sel et du poivre en abondance

 

-Lavez les bigorneaux à grandes eaux

-Faites –les cuire au court-bouillon composé du vin, de l’eau, du thym, du       laurier, du persil, du sel et du poivre

-Cuisson sur feu moyen pendant 20 minutes environ

-Ecumez en cours de cuisson

-Egouttez les bigorneaux, laissez refroidir et servez dans un ravier  (n’oubliez pas les épingles pour les sortir de leurs coquilles)

pain perdu011

Et comme dessert :

Pain perdu

 

Dans un plat  creux, fouettez 2 œufs avec  20 cl de lait et un sachet de sucre vanillé.

Trempez-y rapidement  une tranche de pain des deux côtés (dur de préférence)

Faites fondre une noix de beurre dans une poêle et faites cuire la tranche environ 3 minutes de chaque côté jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée

Répétez l’opération tant qu’il reste de la préparation.

Disposez une tranche sur une assiette, saupoudrez de sucre cristallisé et selon votre goût, d’un peu de cannelle.

Servez bien chaud.

Vous pouvez accompagner le pain perdu d’une boule de glace au spéculoos. 

Vous pouvez également remplacer le pain par du cramique, du craquelin ou de la brioche.

 

 

 

 

 

 

24.01.2010

C'était au temps où Bruxelles avait son beffroi - L'église Saint Nicolas

L’église Paroissiale  Saint Nicolas

 

Son entrée est située rue au Beurre.  

Eglise gothique issue d’une chapelle fondée au XIIè siècle dédiée à Saint Nicolas, patron des marchands et des bateliers (autrefois, le port était situé à proximité).

église saint nicolas hier et aujourd'hui

En  1174, elle dépendait de l’église Saint-Michel et Gudule.  Elle  était nommée « Chapelle St-Nicolas-au-Marché d’en bas » ou « Nedermerkt » en raison  du marché qui s’y tenait devant l’église.  Le marché au beurre y est resté  jusqu’en 1798.

En 1289, on mentionne un avant-corps dont la tour transformée servit de  beffroi après  1367.  Il portait les cloches de la Ville.  Lors du bombardement de 1695, l’église fut gravement endommagée et malgré la restauration, en 1714 la tour s’écroula sous le poids excessif des nouvelles cloches.  Le projet de reconstruction qui suivit en 1715, restera  sans suite.    

église saint nicolas côté
 

Mise en vente publique en 1799, elle fut rachetée par des fidèles et rendue au culte en 1804. 

église saint nicolas 54

C’est en 1956, que l’architecte J. Rombaux lui restituera une nouvelle façade évoquant le gothique brabançon. 

église saint nicolas plan

église saint nicolas 60s

 église saint nicolas actuelle

13.01.2010

rue des Harengs et rue Chair et Pain

vue de la Gd Place 002

La Grand’Place en 1594.  On aperçoit à gauche, les maisons situées entre la rue des Harengs et la rue de la Colline.  À droite, la rue des Chapeliers.  L’arc de triomphe qui masque l’entrée de la rue de la Colline, fut érigée en l’honneur de l’archiduc Ernest. 

Rue des Harengs

 Courte ruelle reliant la rue du Marché aux Herbes à la Grand’Place.  

Déjà tracée sur des plans de la ville au XIVème siècle sous le nom de Haerinc strate, elle n’en conserve à ce jour, que  des habitations du côté pair.  Son nom serait à l’origine dû à  l’activité de la corporation des poissonniers.  Leurs étals étaient situés  le long de la rue Marché aux Herbes à côté de l’ancienne Grande Boucherie.  

rue des harengs au filet de boeuf

Elle est composée de maisons  à pignons et de façades néo-classiques. 

rue des harengs resto

La partie droite  (côté impair), est occupée par  la façade latérale du Nouveau Palais (ancienne Grande Boucherie et actuel siège de la Fédération touristique du Brabant et du Commissariat Général au Tourisme) du n°61-63 de la rue Marché aux Herbes et de la partie  latérale de la Maison du Roi. 

rue des harengs épaule de mouton

On peut citer pour l’histoire, que les 2 deux restaurants typiques de l’époque, étaient  l’Epaule de Mouton  au n°16 … où de nombreuses vedettes très célèbres signaient  le livre d’or et le Filet de Bœuf au n°6-8 qui existait depuis le XVIIIème siècle. 

rue des harengs épaule de mouton chantraine

Au n°18 de cette même rue, durant la seconde guerre mondiale, le café « Au Coq de Jemappes », fut un des hauts-lieux de la Résistance. 

 

Rue Chair et Pain

Parallèle à la rue des Harengs, elle relie la rue du Marché aux Herbes à la Grand’Place.   Du XIVème au XVIIème siècle, elle était appelée rue au Poivre (Peperstraet) et n’aurait en principe jamais du changer de nom !

rue pain et chair gd place

Au XVIème siècle, une petite ruelle fut tracée entre la Maison du Roi (Broodhuis) et l’ancienne Grande Boucherie qui se situait en façade à la rue Marché aux Herbes.  Il était donc évident que celle-ci soit nommée « Tussen Vleesh (viande) en Brood (pain) »…. « Entre Chair et Pain ».  On prétend qu’au XVIIIème siècle, les ouvriers communaux auraient commis une erreur lorsqu’ils furent chargés de placer les nouvelles « plaques » des rues ….  Depuis, la ville n’a jamais rectifiée cette faute ! …. Les noms des ces deux rues restent donc permutés !

Grande boucherie 17ème001
Pour l’histoire, la Grande Boucherie « Halle à la viande » fut bâtie aux environs du 13ème siècle.

Ci-dessus, La Grande Boucherie d’après le dessin de Puttaert.

 Au cours des siècles,  ce bâtiment connu diverses rénovations.

Au 19ème siècle, la ville qui n’en tirait plus aucun bénéfice, décida de  vendre celui-ci à un particulier.

rue des harengs grande boucherie

En 1912, malgré les protestations des journalistes et de certains bruxellois,  il fut question de démolition.   Le débat fut clôt le 9 mai 1917 lorsque l’édifice s’effondra lors d’une tempête de vent !

A présent, vous pouvez admirer à cet endroit (61-63 rue Marché aux Herbes), Le Nouveau Palais ;  immeuble érigé en style néo-baroque datant de 1928. 

C’est là aussi que vous trouverez L’Offices du tourisme à Bruxelles

Pour info clic ci-dessous :

http://www.bruxelles.irisnet.be/fr/tourismeloisirs/touris...

09.01.2010

L'hôpital militaire d'Ixelles

Historique

av de la couronne

Avenue de la Couronne

L'hôpital militaire d'Ixelles fut construit en 1888 sur un terrain vaste de 6 hectares bordant la rue du Trône - une portion qui deviendra l'avenue de la Couronne.

vue av couronne du bld militaire

À partir de 1935, sa dénomination officielle devient Quartier Lieutenant-général médecin Melis.

hop mil 1
 

La construction de l'hôpital militaire est liée à l'installation de nouvelles casernes à Etterbeek et participe à la volonté de moderniser les infrastructures de l'armée. Pour des raisons d'hygiène, les malades sont installés dans des petits pavillons entre lesquels un réseau de galeries vitrées permet de circuler sans mettre le nez dehors.

int

hop mil salle malades 1938
 

jar

Au milieu de celui-ci, une chapelle surélevée dissimule les installations complexes du chauffage et de l’électricité.

hop mil chapelle
 

Le long des rues s'étendent les bâtiments techniques et administratifs, ainsi que le couvent des soeurs hospitalières de saint Augustin, qui fournissent les infirmières.

 fac

Véritable modèle du genre jusqu'en 1914, l'hôpital doit ensuite s'adapter à l'évolution de la recherche médicale (développement des spécialisations, complexification du matériel, etc.) il subit à ce titre plusieurs transformations.

hop mil buanderie

La buanderie

De nouveaux bâtiments apparaissent, comme le Laboratoire central en 1948.

hop mil mess
 Le Mess

hop mil rééduc

Malgré les immenses services qu'il continue de rendre jusqu'en 1980, et notamment pendant la grève des médecins de 1964 en accueillant alors les malades civils, il est bientôt jugé obsolète.

hop mil salle d'op
 

labo

Le labo

hop mil fin

En 1980, l'armée déménage et revend le site. Laissé à l'abandon pendant un quart de siècle. L’hôpital militaire d'Ixelles est finalement démoli au profit des Jardins de la Couronne, construits en 2002 par l'atelier d'architecture A.2R.C, ce projet prévoit la conservation des deux pavillons d'angle (jadis résidences du médecin-chef et du personnel médical), mais pas la conservation du bâtiment central avec sa magnifique façade néo-Renaissance flamande.

 

Merci à Jean-Pierre Roels pour cet article.

 

Source : Composante Médicale de la Défense

http://www.mil.be/medcomp/

27.12.2009

CHRONIQUES DES BAS-FONDS

CHRONIQUES DES BAS-FONDS

 

chroniqus des Bas-Fonds002

Suite au succès du premier tirage de ce livre, Bob De Backer président de l’Ordre du Bloempanch, réédite l’œuvre de Jean-Marie Van Neyverseel.   

Ce livre est dédié à ses enfants, sa famille et tous ses copains Bûûmedroegers. 

En préface, Antoine Wouters Vice-président de la Confrérie des Compagnons de Saint-Laurent et Président des Bûûmedroegers écrit ceci :

…Quand j’étais petit, je n’étais pas grand,…. Je montrais…..non !!! Allei, ni zivere !!

K’kaa nûût ni gelufft da daan zotte smool nen boek kost schraaive !

Jean-Marie das dezeulfde ni as waaile, hei moest wachte to tem adolescent was vi muige boïte te goen va za ma.  Neki da em grûûter was, den es em los gekomme en koste we no de cinema en al de rest !

« K’kan ni vuil expliqaire, alles es al bekan gezeit in daan boek ».

Awel, Jean-Marie, ge zaait altââid nen « omnuzele » geweist, en naa schraaifde nen boek.

Da wil zegge da ge slummer zaait dan kik, mô verget ni dak altaaid ââile chef geweist ben.

Nog al maain felicitoesse, à bon escient !

 

Ainsi, s’ouvre le livre des souvenirs de Jean-Marie Van Neyverseel….vous y trouverez un tas d’anecdotes bruxelloises, la narration de quelques années « grand cru » de la plantation du Meyboom, un historique des rues et des impasses des Bas-Fonds….

Pour tous les nostalgiques de Bruxelles, la lecture de ce livre est un réel bonheur !

Le premier volume contenait 315 pages, …. À présent, la rédaction a pu étoffer cette nouvelle édition grâce à des documents et photos d’époque, d’où un supplément de 60 pages !

Un cadeau original à offrir au prix de 20€ + 3€ de frais de port.

 

Pour passer commande, vous pouvez téléphoner au : 0498/90.54.31 ou envoyer un mail à : bob.de.backer@pandora.be

 impasse de la trompe belgapress

Impasse de la Trompe démolie en 1957…. Elle était située au n°33 de la rue des Denrées.  Au dessus de la porte d’entrée, était nichée une Vierge vénérée par les habitants du quartier. 

 panoram colonne du Congrès

A l’arrière de la colonne du Congrès….. un escalier vous permettait de pénétrer dans ce quartier disparu aujourd’hui….

colonne du congrès ensemble du bas

Les Bas-Fonds un lieu chargé d’histoires et de traditions où ce qui survit encore plus que jamais est le Meyboom ! 

colonne du congrès vue du Marché du Parc
 

Découvrez les sites suivants :

www.meyboom.be

www.bloempanch.be

23.12.2009

Bonnes fêtes de fin d'année

gd place

noel_sapins004

04.12.2009

Et Saint Nicolas à L'innovation.....

innovation rayon jouets

 

Innovation - St-Nicolas Joseph De Rijck

Notre cher visiteur parti au Canada.... Joseph De Rijck chez le grand Saint à L'inno

inno

 

Les commerces du centre ville...

grande épicerie1

19ème siècle….. La Grande Epicerie Centrale de Bruxelles »  rue de Laeken était dirigée par l’arrière grand-père de monsieur Jean-Philippe Secordel-Martin.  Celui-ci était le fournisseur en vins français du Palais Royal.

rue de laeken

grande épicerie Thiery Bruxelles
 

Et le magasin Thiery du boulevard Anspach était dirigé par Félix Martin l’arrière-arrière grand-père de monsieur Jean-Philippe Secordel-Martin que je remercie au passage pour m’avoir envoyé ces publicités.

 

resto cecil A. Max

 

Civet de lièvre à la bruxelloise

Ingrédients :

 Lièvre

100gr de saindoux

2 oignons

4 échalotes

2 carottes

5 baies de genévrier

500 gr de pommes

1 petit céleri vert

1 bouquet garni (thym, laurier, persil)

1 bouteille (3/4l) de bière brune (Leffe par exemple)

1 c. à soupe de gelée de groseilles

50 gr de beurre

Sel et poivre.

Recette :

Dans une grande casserole, faites fondre à feu doux, le saindoux.

Faites dorer durant 5 minutes, le lièvre couper en morceaux.

Salez et poivrez.

Augmentez la source de chaleur au maximum et incorporez les  légumes coupés en morceaux (oignons, les échalotes, les carottes et le céleri) … mouillez avec la bière.

Ajoutez les baies de genévrier, les pommes (épluchées et coupées en quartiers) ainsi que le bouquet garni. 

Après 3 minutes, réduisez la source de chaleur et laissez mijoter durant 60 minutes.

Retirez les morceaux de lièvre délicatement à l’aide d’une écumoire et réservez au chaud.

Laissez réduire le liquide de cuisson sur feu vif durant 5 minutes. 

Ajoutez la gelée de groseilles et le beurre coupé en petits dés.  Remuez de façon à lier la sauce et passez-la au « chinois ».

Présentez les morceaux de lièvre dans un plat  arrosés de la sauce avec en accompagnement, des pommes de terre natures, des champignons cuits et pour les gourmands, des tranches de lard cuites et des quenelles de viandes.  

Bon appétit !

maison centrale rue neuve

 

Rue Neuve

marchand de cycles bld anspach

 

bld du nord A.Max

Actuel Bld A. Max

rue des frippiers

Reconnaissez-vous cet endroit ?

Appel d’un visiteur

Monsieur Barbier Roger prépare une exposition sur Jean Volders.  Pouvez-vous l’aider en identifiant cette photos ? 

Jean Volders 08 FUN 1 [] [Desktop Resolution]

Il s’agirait d’un cortège funèbre parti de l’actuelle place de Dinant (anc. De Bavière) en direction du cimetière de Bruxelles. 

D’après monsieur Barbier, il s’agirait de la chaussée de Waterloo … et dans ce cas, …. Ce ne sont pas les funérailles de Jean Volders !!! 

D’avance merci.

Sophie

01.12.2009

Bruxelles et ses Miss

claudine segers miss forest 1968

 

Claudine Segers élue Miss Forest en 1968.  Ce fut pour elle un très grand moment de bonheur mais le souvenir qu’elle en garde est certainement celui de la fierté de son papa ce jour-là ! (merci Claudine pour cette très belle photo)….. Si parmi les lectrices du blog, il y  a d’autres Miss, c’est avec plaisir que je publierai vos photos….