UA-38716482-1

25/09/2014

La Grand Poste ou Poste Centrale de la Place de la Monnaie

poste centrale colorisée.jpg

Ferdinand Servais écrivait en 1967 :

Ainsi donc, sur l’emplacement de notre Grand’Poste sera érigé un complexe administratif (un bureau postal sera maintenu au service public) commercial, résidentiel et métropolitain, dans le sens ferroviaire du mot.

 

grand poste 2.jpg

Les locaux reposeront sur des parkings souterrains.

Comme la plupart des bâtiments de la « belle époque » on la construisit au ralenti.  Les revuistes s’en prirent aux entrepreneurs, aux maçons dont ils dénonçaient la paresse.  Ils mirent en scène des ouvriers amenant une brique dans une brouette.  L’unique brique quotidienne destinée aux murs naissants de l’édifice… Mais en réalité les continuelles interruptions des travaux qui causèrent le retard de la construction, on les devait à l’irrégularité des financements convenus pour l’entreprise.

bruxelles poste centrale vue fossé aux loups.jpg

grand poste vue d'une terrasse de la monnaie.jpg

grande poste années 30.jpg

hôtel des postes.jpg

 

Avant de venir s’installer, avec ampleur, place de la Monnaie, l’Hôtel des postes avait été établi successivement rue du Poinçon, rue de la Montagne, rue de l’Evêque et finalement place de Brouckère, dans l’ancien temple des Augustins.

monnaie 1.jpg

 

L’inauguration eut lieu le 20 novembre 1892.  On pouvait lire dans la presse :

« Il était une heure précise hier après-midi quand on a fermé les portes de l’antique temple des Augustins.  L’après-midi déjà la brigade des facteurs faisait le triage dans le nouveau local et aux abords le public circulait, anxieux, contemplant le va-et-vient des employés et regardant béatement le nouvel hôtel.  Dès le matin une vraie foule a envahi le hall public et des gens en masse ont absolument voulu soit acheter une carte postale, soit un timbre « à dix ».  Aussi faisait-on queue aux guichets.  Décrire dans les détails le nouvel hôtel serait banal : tous les Bruxellois l’iront voir eux-mêmes ; disons seulement qu’il nous paraît, malgré toutes critiques, avoir été aménagé avec bon sens incontestable ; on a pourvu à tout, on a même fait du luxe sans qu’il en ait coûté » !

« Il y a un reproche à faire cependant : il paraît que l’entrée par le Passage des postes, réservé depuis toujours à cet effet, ne sera pas ouvert au public ».

« Du monde officiel personne n’est venu pour assister à l’inauguration.  Notre ministre des Chemins de fer, postes et télégraphes, M. Vandenpeereboom, aura eu peur sans doute qu’on l’accuse de s’être entendu avec M. Buls, notre bourgmestre, pour faire en sorte que l’inauguration n’ait pas été célébrée par quelque fête qui eût donné quelque animation à Bruxelles ! … »

la grande poste001.jpg

poste anciennes galeries rue des frippiers.jpg

poste centrale années 30.jpg

poste centrale chevaux.jpg

poste centrale passants année 1900.jpg

poste fiacres.jpg

poste oldtimer.jpg

allemands occupation devant la poste.jpg

Ainsi ironisait Le Soir.

Le hall d’entrée était décoré de peintures à grand effet.  Elles résumaient l’histoire du mouvement postal à travers les siècles et furent exécutées en 1896 par J.-E. Van den Bussche, dans le style symbolique de l’époque.  Mais elles étaient disposées de telle manière que le public passant, ne les remarquait guère.  Une composition figurait l’Union postale et le drapeau belge dont elle était ornée attestait la part prépondérante que revendiquait la Belgique dans la fondation de cette institution ; une autre était consacrée à la gloire de Sir Rowland-Hill, l’inventeur du timbre-poste ; une troisième nous montrait Charles-Quint recevant le serment de J.-B. de la Tour et Taxis, grand maître des Postes de l’Empire.  Car c’est à notre compatriote ainsi nommé et à sa famille par la suite que l’on doit la création de la poste internationale et son adaptation aux besoins sociaux et économiques des peuples.

Qu’allaient devenir ces peintures après la démolition, si tant est qu’elles soient transportables ?

Le passage des Postes qu’on aurait voulu accessible au public, devait devenir une impasse.  Amorcée au boulevard Anspach, elle aboutissait à une taverne, «Le Clarenbach », avant 1914, qui se nomma « Le Luxembourg » après la guerre.  Vint enfin le « Cinéma Français ».

place de la monnaie ensemble.jpg

Ce qu’auront été les 75 ans d’existence de la Grand’Poste ?  Elle les aura passés dans le calme d’une activité intense mais régulière grâce à la quantité de son personnel et au bon agencement de son organisation, le télégraphe et le téléphone complétant l’administration des postes proprement dite.

poste et place de la monnaie vue sur la rue neuve.jpg

On mentionne un  incendie … Le 21 octobre 1908, qui se déclara dans les combles du vaste immeuble.

N’oublions pas de rappeler également les hôtes intempestifs dont la Grand’Poste subit la présence durant toute la guerre de 14-18 par les agents de la Kommandantur préposés au service de la censure.  Chaque lettre que l’expéditeur devait déposer ouverte, leur était soumise.

poste place de la monnaie vue sur rue neuve 1904.jpg

En disparaissant, la Grand’Poste laissera des regrets.  On dira : « Encore une vieille amie qui s’en va ».

 

Un complexe plus spectaculaire, plus fonctionnel va la remplacer.  Avantageusement certes, au point du vue utilitaire, étant donné ses multiples destinations.  Mais on ne remplace pas le passé.  Ce complexe ne fera pas moins figure d’étranger, d’intrus dans un cadre, dans un quartier bien bruxellois. 

pl de brouckère.jpg

Vue de la Poste côté Place De Brouckère 

de brouckère arrêt bus.jpg

vue sur pl de brouckère.jpg

Vue de la Poste à partir du Boulevard Anspach

poste côté anspach.jpg

poste côté anspach galerie.jpg

Était-il nécessaire de défigurer à ce point le centre de la Ville en rasant ces beaux immeubles ? Ces boulevards et cette place étaient bien plus harmonieux qu'aujourd'hui. 

vue du ciel aérienne place de brouckère et poste centrale.jpg

Vue du Ciel ..... Que de changements... Que d'immeubles disparu !  Quel massacre ! 

place de la monnaie la lunette vue sur la rue fossé aux loups.jpg

Place de la Monnaie... La Lunette face à l'ancienne poste (vue sur la rue Fossé aux Loups)

poste.jpg

Publicités plus récentes de la poste en Belgique 

r4 poste.jpg

18/09/2014

Dialogue de Virgile.... Monsieur fait des flauskes

monsieur fait des flauskes 1.jpg

monsieur fait des flauskes 2.jpg

monsieur fait des flauskes 3.jpg

monsieur fait des flauskes 4.jpg

monsieur fait des flauskes 5.jpg

17/09/2014

Hôpital Saint Pierre

Hôpital universitaire St Pierre

Vaste complexe s’étendant entre les rues Haute, des Faisans, aux Laines, Montserrat et de l’Abricotier.

vue de la rue haute à l'époque.jpg

A l’origine s’y trouvait une léproserie remontant à la 2ème moitié du XIIème siècle, installée à l’extérieur de la 1ère enceinte.  Placée en 1270 sous la protection du duc Jean 1er, elle connaîtra alors une période florissante et de reconstruction au XIIIème siècle, suivie d’un déclin dès le XIVème siècle, dû à une régression des soins de santé.

En 1611, elle est convertie en couvent pour les Augustines contemplatives.  Suite à la suppression du couvent en 1783, les bâtiments ont été réaffectés comme «Hospice Royal », rebaptisé plus tard « Grand Hospice Civil », puis « Hospice St-Pierre » sous l’occupation française, placé sous la tutelle de l’Administration des Hospices.  A partir de cette époque, l’hospice connaîtra une expansion considérable comme l’une des trois institutions de soin les plus importantes à Bruxelles, avec l’Hospice de l’Infirmerie et l’Hospice St-Jean, initialement destinée aux infirmes et aux incurables, spécialisée dès 1801 dans les maladies graves, l’obstétrique, les affections contagieuses et la chirurgie.

hopital st pierre.jpg

 

 

Nouvel hôpital de style néo-classique construit sur les plans de l’architecte A. Partoes de 1848 à 1859, avec agrandissements ultérieurs.  Vers 1920, construction de l’actuel hôpital universitaire par la ville de Bruxelles, la C.A.P. (actuel CPAS) et l’U.L.B., avec le soutien de la Fondation Rockefeller, jouxtant les locaux de la Faculté de médecine et ceux de l’Ecole universitaire d’infirmières Edith Cavell-Marie Depage.

hôpital st pierre 2.jpg

hôpital st pierre 3.jpg

hôpital st pierre 4.jpg

hôpital st pierre 5.jpg

Complexe construit sur les plans de l’architecte J-B. Dewin de 1926 à 1932 ;

 

hopital st pierre rue haute 296 croquis perspectif extr. de l'e.jpg

hôpital st pierre inauguration.jpg

hôpital st pierre inauguration 2.jpg

pose de la 1ère pierre en 1929 et inauguration en 1935, constitué d’un bâtiment central ou Hôpital Général, d’un pavillon d’isolement au n°35 de la rue de Montserrat, d’un bâtiment administratif, d’un home et d’une école d’infirmières à la rue Haute, de la chapelle et de la morgue au n°103 de la rue aux Laines.

marolle vue du ciel.jpg

hôpital st pierre lits.jpg

Capacité initiale de 545 lits, avec possibilité de 100 lits supplémentaires.

entrée hôpital actuel.jpg

A l’angle de la rue des Faisans, pavillon d’entrée d’un seul niveau sous toiture mansardée couverte d’ardoises. (Source Le patrimoine monumentale de Belgique)

salle de consultations.jpg

Salle de consultations

hôpital st pierre infirmières.jpg

Salle de repos

réfectoire des infirmières.jpg

Réfectoire des infirmières 

hopital st pierre et cour intérieure.jpg

hôpital st pierre terminé.jpg

infirmières au balcon.jpg

 Monuments à l’intérieur de St Pierre

 

Statue du baron L.-M. Seutin (1793-1862) par le sculpteur W. Geefs, datée de 1875 ; et celle de A. Depage (1862-1925) par le sculpteur G. Devreese. 

10/09/2014

Le Palais de Justice...... symphonie achevée.

joseph poelaert.jpg

 

panorama justice.jpg

Le mastodonte de Joseph Poelaert est inauguré quelques années avant la fin du 19ème siècle(1866-1883) sur une montagne haute de 45 mètres au-dessus des pavés de l’Allée Verte (quartier gare du Nord).  Il est tellement « éléphantesque » qu’il faut détruire tout un quartier (la Marolle) pour l’y installer.  Ainsi disparaissent, entre autres, les rues de la Glacière et d’Artifice.

 

rue des minimes et palais justice du ciel.jpg

 

L’Hospice Pachéco le 1er du nom au coin du boulevard de Waterloo et de la rue d’Artifice, est abattu pour faire place à un jardin public.

Mais Poelaert, si détesté par les Marolliens qu’il avait délogés, s’éteindra avant que son œuvre ne soit achevée et c’est son adjoint, l’architecte de Vestel, et l’infatigable conducteur des travaux Adolphe Anthierens qui achèveront la coupole. 

PALAIS DE JUSTICE construction.jpg

 

Palais de Justice Vue panorama.jpg

 

 

vue aérienne palais justice.jpg

 

 

palais de justice conseil de guerre.jpg

Salle du Conseil de Guerre 

V1 allemands palais justice.jpg

Durant l'occupation Allemande en 14-18

guide du palais de justice.jpg

 

Guide à l'époque où l'on pouvait visiter la coupole

 

le palais qui s'embrase.jpg

palais de justice après la libération dome détruit.jpg

A la fin de la guerre 40-45, la Coupole est incendiée par une dernière tentative d’offensive Allemande 

palais de justice années 50.jpg

palais de justice circulation années 60.jpg

Dans les années 50-60

projet aménagement en 1929.jpg

Projet d'aménagement en 1929

 

Un peu plus tard, on détruit l’ancien palais de Justice qui, entretemps, tombait en ruines et on perce par la même occasion, la rue Lebeau.  On relie ainsi le Grand-Sablon à la place de la Justice.  (G. Abeels)

 

ancien palais de justice destruction.jpg

ancien palais de justice destruction 2.jpg

ancien palais justice.jpg

place de la justice.jpg

place de la justice (2).jpg

place de l'ancien palais de justice.jpg

 

Ommegang de 1947 pl de la Justice.jpg

Ommegang en 1947 à l'ancienne place de la Justice

 

 

 Sur cette place, donne la Rue de Ruysbroek

 

article sur la rue ruysbreok.jpg

 

Sur les traces de la première enceinte :
Depuis la forteresse ducale , la muraille longe l'intérieur de la rue de Brederode jusqu'au carrefour de la rue de Namur . La porte du Coudenberg , située en contrebas n'a été démantelée qu'en 1761 . La courtine décrit alors un coude vers la droite en retrait de la rue des Petits Carmes, aménagée sur l'ancien fossé comblé, avant de traverser la rue de la Régence . Elle dévale ensuite le flanc escarpé de la rue de Ruisbroek qui s'identifie au fossé , en contrebas de l'Hôtel de Nassau auquel elle sert de mur de soutènement . La muraille enjambe le Ruisbroek en formant un angle droit .

 

hôtel de nassau.jpg

rue de Ruisbroek 57-49.jpg

 

 

rue de la régence 1er tronçon.jpg

 

Rue de la Régence :
l'aménagement de la place Royale conduit les édiles locaux à améliorer la liaison vers le Sablon ; percée en 2 phases , la nouvelle rue évoque la Régence de Bruxelles , équivalent de notre collège échevinal pendant la période hollandaise .
Le premier tronçon a été aménagé en 1827,traversant les jardins de l'hôtel dArgenteau, la rue de la Régence enjambe la rue de Ruisbroek par un pont métallique et coupe en 2 la petite rue Bodenbroek . La prolongation de la rue de la Régence (1872) est liée à la construction du palais de justice et à la nécessité de relier le centre-ville à la promenade qui conduit au bois de la Cambre , l'avenue Louise .

 

pont de fer de la rue de la Régence.jpg

 

rue de la régence.jpg


la rue de Ruisbroek est détournée (1887-1890) vers la rue de la Régence au prix d'une courbe en forte pente , rendue possible par la disparition de 2 beaux hôtels néo-classiques .
sources "Bruxelles des remparts aux boulevards " et "la première enceinte de Bruxelles "

 Article de Sylvie Jottrand 

05/09/2014

Le café Falstaff

Falstaff032.jpg

 

aux numéros 17 et 19 de la rue Henri Maus, face à la Bourse de Bruxelles.

Café avec devanture et intérieur remarquable conçut en style Art Nouveau par l’arch. Et entrepreneur E. Houbion et réalisés en plusieurs étapes de 1903 à 1916.  Décorés de boiseries et de vitraux de qualité.  Enseigne de style Art Déco vers 1930.  Sortie à l’arrière donnant sur la rue des Pierres.  

Il fait l'objet d'un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 octobre 2000