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31/08/2014

Sablon..... 1895

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Grandes rénovations entreprises au début du 20ème siècle.  La belle maison qui fait le coin de la rue de Rollebeek, contigüe aux « Bons Enfants ».  Un toit à la Mansard ( ?) a pris la place du pignon à gradins qui l’avait coiffée jusque là.  Semblable variation : le déguisement de l’actuel n°1, ce qui fut la Librairie Vanderlinden, naguère Succursale Delhaize Le Lion.  A la discrète façade bonne bourgeoise d’autrefois a succédé une bâtisse moderne presque deux fois plus haute.  L’architecte fit de son mieux pour ne pas ignorer l’ensemble des maisons.  

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Rue de l'Escalier

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Cette rue va de la rue de Dinant au boulevard de l’Empereur.  Elle est très ancienne et dévalait autrefois en sinuant de la Steenpoort à la Vieille Hal aux Blés.  Elle était citée « Drapstrate » alors qu’en 1668, on écrit « Trapstrate » d’où la traduction de « l’Escalier ».  Déjà en 1244, elle appartenait à l’important réseau qui desservait les quartiers du Sablon, de la Chapelle et de la Grand’Place. Au 19ème siècle, elle devint très commerçante.  L’aménagement de la Jonction ferroviaire Nord-Midi (1911-1914 et 1935-1952) l’a sensiblement raccourcie.  Rasée en grande partie, une seule habitation fut épargnée…le n°34. 

Au XIVème siècle, les religieuses de l’abbaye de Forest se firent construire un imposant refuge.  Après les menaces des armées de la campagne brabançonnes, elles ont quittés l’endroit.  Ce refuge fut complètement reconstruit au XVIIIème siècle et devint l’Hôtel du Luxembourg aujourd’hui disparu. 

Dans cette rue, on comptait encore 3 auberges qui possédaient des écuries.  Cette abondance de logements pour hommes et chevaux était due à la proximité de la place de la Vieille Halle aux Blés, où avaient lieu le départ et l’arrivée de nombreuses voitures publiques en provenance ou en partance de Namur, Mons, Nivelles et Anvers.

 

La rue de l’Escalier possédait de nombreuses maisons avec pignons à gradins… Cette rue possédait de nombreux commerces dont un situé vers le haut de la rue à côté de la profonde impasse de la Maison Rouge, un bouquiniste très achalandé qui vendit jusqu’en 1965 des masses de revues populaires….Le 1er magasin Pêle-mêle.   Aujourd’hui, cette rue à perdu son âme….

Le Bain Royal au Cirque Royal

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C'était au 62 rue de l'enseignement

Naissance du cirque en 1878.  Bâti par l’architecte Wilhelm Kuhnen pour MM. Docq et Macau propriétaires.  Ces dynamiques capitalistes firent aussi construire, en même temps que le cirque et dans son voisinage immédiat, rue de l’Enseignement, n°62, le Théâtre des Familles (transformé chaque été en bassin de natation).

 

C’est en 1883, que la Ville devint propriétaire du Cirque, à la suite de certains échanges de terrains…. C’est à ce moment-là, que l’établissement reçut alors le qualificatif de Royal.  L’éclairage fut installé en 1896.  

29/08/2014

Taverne Le Diable au Corps

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Au n°12 de la rue aux Choux, s’ouvrit en 1892 un cabaret d’un genre tout différent : le fameux Diable-au-Corps, bientôt hanté par de tumultueux poètes, écrivains, peintre, journalistes, des étudiants à longues « pennes » s’y rencontraient plus ou moins courtoisement…. Il se trouvait dans une vieille arrière-maison, au fond d’une cour aux murs couverts de vigne vierge, à laquelle on accédait par un long couloir.  En évitant de marcher sur les nombreuses poules qui picoraient on ne sait quoi, il fallait atteindre une petite porte vermoulue surmontant trois marches de pierre usées : c’était là !

Salle étroite et longue ; dallage rouge parsemé de sable fin ; tables de bois blanc bien récurées portant chacune un monumental porte-allumettes de faïence ; plafond à solives d’où pendaient de petits luminaires de synagogue ; divers ustensiles de cuisine démodés et aussi des voiliers en miniature ; lambris décorés de petits carreaux de Delft ; fenêtres à croisillons serrés ; énorme poêle de Louvain au fourneau obèse ; haute cheminée campagnarde surplombée d’objets hétéroclites et encadrée d’impressionnants rateliers de pipes de terre cuite : tout cela avait l’aspect de bric à brac, mais douillet et avenant, généreusement patiné par la fumée de tabac et par l’âge.

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Au cours du premier quart du 20ème siècle, le père Gaspar, tenancier a eu la clientèle plus ou moins assidue d’un beau cénacle de gens de plume : le truculent Maurice Gauchez, président de la « Renaissance d’Occident », le diaphane poète Odilon-Jean Périer, le sémillant Robert Goffin, le classique Thomas Braun, l’ardent socialiste René Lyr, le gros Charles Conrardy, le romantique barbu Eugène Herdies, les sec Charles Plisnier, l’ironique Souguenet, l’aristocratique Roger Kervyn de Mrcke ten Driessche (allias Pitje Schramouille), le bohème Michel de Ghelderode ; citons aussi les journalistes Geroges Garnir, Fernand Servais, Victor Boin, Frans Fisher, Frédéric Denis, les jeunes Théo Fleischman et Fernand Demany.  L’étudiant Paul-Henri-Spaak y fit quelques harangues, le peintre James Ensor y vint quelques fois bavarder avec son ami le fécond dessinateur Amédée Lynen, qui fut l’un des plus solides piliers du Diable-au-Corps et qui illustra gratuitement sous le même titre satanique.

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Hélas ! En 1928, le vieux cabaret fut exproprié : l’Innovation devait agrandir ses locaux.  Mais déjà l’atmosphère littéraire n’était plus la même.  Le Diable-au-Corps avait fait son temps.  Tout son « brol » familier fut dispersé en vente publique.  Amédée Lynen, seul survivant de l’équipe de 1892, acheta en pleurant la petite horloge à carillon qui, pendant trente-six ans, avait égrené sa douce chanson au-dessus du comptoir du père Gaspar.

 

Depuis la dernière guerre, cette rue connu les démolitions en masse, le délabrement, la désertion…  (Texte de Jean d’Osta).

30/06/2014

Paul Lenders dit Pol’s Jazz Club du Bierodrome à Ixelles

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Extrait du livre "Bistrots Bruxellois" de Paul Herman 1986

 

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Source image : http://bruxellesanecdotique.skynetblogs.be/archive/2010/01/04/le-jazz-a-bruxelles.html

 

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Saint-Josse Inauguration de la rue Léopold Lenders

 

Une kyrielle de jazzmen, parmi lesquels Philippe Catherine, ont assisté mercredi à l'inauguration de la rue Léopold Lenders, juste derrière la tour Madou. En musique, comme il se doit.

Pol Lenders a incontestablement joué un rôle dans l'explosion du jazz en Belgique, et à Bruxelles en particulier depuis les années soixante. Il a ouvert plusieurs clubs de jazz sur le territoire de la Ville de Bruxelles puis à Ixelles, comme le « Bierodrome », place Fernand Coq. Sans oublier sa contribution à la création du Saint-Jazz-ten-Noode. « Il a permis à de nombreux musiciens d'exister », dit le maïeur-jazzman Jean Demannez.

Ce jeudi, les voitures succèdent aux musiciens dans la nouvelle voirie. Celle-ci permet désormais aux automobilistes de passer de la chaussée de Louvain à la rue Scailquin, et inversement. Libérant ainsi le carrefour Madou. La rue Pol Lenders accueillera également bientôt cinquante nouveaux logements. « Ils viendront compenser la disparition des logements dans le cadre des travaux de la tour Madou, note Jean Demannez. La commission de concertation a rendu un avis favorable. Le permis est attendu pour la fin de l'année. »

Une touche de plus dans la revitalisation de ce quartier qui accueille depuis peu les fonctionnaires européens, installés dans la tour Madou. Pour les attirer dans les commerces ten-noodois, l'Atrium Saint-Josse a récemment accroché des bannières dans la chaussée de Louvain. Celles-ci ont un rôle d'embellissement du quartier. Elles signalent aussi le site internet lancé par l'Atrium (www.meltingshopping.be) de promotion des commerces locaux. Prochainement, les trottoirs, façades et enseignes du quartier devraient également subir un lifting.

 

 

Article de : HUWART, ANNE-CECILE pour le Journal Le Soir du Jeudi 29 juin 2006 - Page 13

 

Souvenirs en musique  :https://www.youtube.com/watch?v=wGLVJc7PwJI&feature=share

 

 

https://www.youtube.com/watch?v=vlZAUZOJzRY

 

Biographie :  http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9opold_Lenders